lundi 25 avril 2011

Bourges 2011 : le retour de la Scène


Il y eut des soirs et il y eut des matins...enfin il y eut des matins/soirs et des soirs/matins, c'était mon 5° "printemps de Bourges"!
Je ne vais pas développer ici, le travail que j'ai conduit à l'occasion du festival avec 15 élu(e)s à la culture venu(e)s de toute la France. Une vraie satisfaction partagée résume le tout.

En quelques mots, les souvenirs d'une semaine plus estivale que printanière dans sa météo.

Une fois encore, j'ai posé mes valises dans la maison la plus incroyable qui soit dans cette belle ville de Bourges. Cécile et Philip, deux coeurs gros comme ça , amoureux de musique et plus encore des autres...des rencontres improbables! Et il y en eut des rencontres dans leur "jardin extraordinaire" : JL Jossic, chanteur mythique de Try Ann, André Cayot, délégué en charge des musiques actuelles au Ministère de la Culture, Mary Vercauteren chargée de mission au CNV
( me présentant à une amie :"ce mec c'est mon kiff professionnel des derniers mois"j'ai adoré!) et tant d'autres...
















Mon mentor musical cette année ? Benjamin Muller...ancien directeur de la SMAC du moulin Brainans et aujourd'hui engagé dans la production musicale dans le sud.
Quand j'écoute "benji" parler musique et action culturelle , quand je vois son "entregent" auprès de tout ce que peut compter le secteur des Musiques Actuelles, quand je mesure son crédit auprès des plus grandes institutions ; je ne peux que penser à quelques politiques jurassien(ne)s confit(e)s dans leurs conservatismes et qui n'ont pas su écouter, voir et mesurer...
Ils ont été rares celles et ceux qui avaient compris...mais il y en eut.


Bourges 2011 ? La scène bien sur!
La rapide disparition des ventes de CD conduit les artistes à revenir à la scène et donc à (re)penser les "shows". Désormais faire de la scène ne vient pas conclure une belle saison de ventes d'un album mais la tournée s'impose pour promouvoir la sortie du CD.
Tout ce que j'ai vu et entendu relevait de cette démarche, jusqu'à l'outrance ( punish yourself) ou selon moi à l'imposture (Philippe Katerine).

Ainsi donc, bardé pour la première fois de ma carte "invité permanent", je me suis frotté à : Zaz , Ben oncle soul, La fouine (j'ai adoré...étonnant quand on me connait...) , Les Brigittes , Catherine Ringer ( séance émotion) , Punish Yoursel (faut aimer la peinture et les punks...) , Raphael Saadiq ( un show man!), Aaron , Katerine, the Do (une révélation pour moi...vais retourner les voir aux Eurocks) et pas mal de" découvertes du printemps". Ai loupé James blake et Timber timbre.

Au delà, il faut tenir son rang( je rigole)...un travail épuisant de cocktails...d'apéros dits de travail...
















La mention doloise ? le plaisir de voir et d'écouter Claude Mairet accompagnant pascal Mathieu à la "soupe aux choux" dans un
récital loin des décibels du "printemps" d'aujourd'hui...
Une pause douceur pour mes tympans.

dimanche 24 avril 2011

Début avril en mode express...

















A l'occasion d'un de mes nombreux déplacements parisiens, j'ai pu poursuivre mon alimentation culturelle :

Je suis allé voir avec mon complice Didier Guéniat, "les affaires sont les affaires" d'Octave Mirebeau à la Comédie Française (salle du vieux colombier). Mouai! J'aime beaucoup ce texte et le connais bien. J'en ai goûté deux interprétations, l'une par Charles Vanel dans un film
de 1942 de jean Dreville et l'autre au théâtre avec
Pierre Meyrand en 1995 dans une mise en scène de régis Santon.
Dans les deux cas, c'était éblouissant. Il manque à mon sens de l'épaisseur au rôle titre dans la mise en scène du Français...du tragique aussi...Bref un peu déçu.

J'ai visité deux expos :
-"1871, la Commune de Paris "à l'Hotel de Ville de Paris. Sans jouer les "monsieur je sais tout"...là je dois reconnaître que je n'ai rien appris...C'est un sujet que je maîtrise très bien et ce depuis Sc Po. Même les illustrations...enfin bref, très bien faite, mais plus pour moi!
- "Peur sur la ville" à l'Hotel des Monnaies...une expo de du magazine "Paris match" présentant d'une part d'incroyables montages nous découvrant un Paris en guerre; et d'autre part associant des photos des années 60 (blousons noirs désœuvrés de banlieue) avec des clichés récents
( bandes des cités). Une confrontation qui fait réfléchir pour peu qu'on le veuille.

Enfin j'ai découvert aux cotés des
membres du CA de la FN
CC le musée paul Belmondo à Boulogne-Billancourt. Ne serait ce que pour l'architecture intérieure, c'est une visite qui vaut le détour. Pour le reste étant un fondu de l'art déco, j'étais dans mon univers!



J'allais oublier : "le discours d'un roi" au studio MJC de Dole...effectivement un très grand film.

lundi 11 avril 2011

La mi-mandat pour Jean-Claude Wambst à Dole...le miroir brisé des espoirs déçus


Déja 3 ans que J Claude Wambst conduit notre ville...nous lui avons laissé savourer l'inauguration du seul investissement un peu visible de ces trois premières années de mandat...la rénovation du manège De Brack!
Que sera Wambst II ? L'avenir nous le dira.
En tout cas entre le Maire et la population, mais plus encore avec l'administration communale, l'état de grâce semble bel et bien loin...de désillusions en atermoiements...ainsi va le chemin d'un lorrain devenu jurassien...
Nous voici sur l'autre pente du mandat communal...les projets qui émergent seront des sujets de précampagne...les décisions vont se compter à l'aune électorale d'après demain...les alliés d'aujourd'hui vont se jauger...ira aux sénatoriales ou ira pas? Aura-t-il une chance face à Viverge? Se présentera-t-il pour un second mandat?Le laissera-t-on se représenter pour un second mandat?
Bref bon anniversaire Monsieur le Maire...et méditons Apollinaire :"Passe le temps, sonne l'heure"

vendredi 1 avril 2011

la droite résiste...faut être gonflé ou aveugle...


La lecture ces derniers jours de la presse dite de droite me laisse stupéfait . Elle traduit son néfaste aveuglement borné par les limites de la petite couronne parisienne .
La seule analyse du "chapeau" est réjouissante : la Gauche "présidera" alors que la droite, elle "s'empare"!
Présider..pfuu c'est du mesquin...du quotidien...du tout venant... ça sent son "boutiquier" à plein nez comme on disait autrefois! Alors que "s'emparer " ça a quand même une autre gueule...c'est du militaire ça..du glorieux...du drapeau qui claque...

J'en pleurerais de rage!
Les élections cantonales auraient vu la droite mieux résister que prévu...
Mais ce serait quoi vu du Figaro ou de quelques autres officines une déroute?
Je sais moi...la perte du 92...tant que la droite parlementaire tiendra ce beau département, il n'y aura pas de défaite reconnue...

Les Pyrénées Atlantiques...il a bien fallu en parler un peu eu égard à MAM...bon le Jura à perdre puis perdu alors là tout le monde s'en tape! Pas une fois "l'excellllllent Figaro" (comme disait le regretté Coluche sur Canal Plus) n'y a fait référence dans ses points chauds de la campagne...par contre le 92...Devedjean OU Balkany voilà un sujet qui pouvait tenir en haleine la France... enfin la France du 92...ou du 75 proche!
On passe un peu rapidement sous silence les départements gardés au bénéfice de l'âge...Les Vosges...La Savoie...On tait les majorités conservées à une voix...
Mais on résiste les gars, mieux , "on contient"!!! ( ça me rappelle quelques bonnes feuilles de la presse nationale au lendemain du 10 mai 1940 " les allemands attaquent là où nous les attendions"...ben mes cadets s'ils avaient attaqué là où nous n'étions pas, vous imaginez...déja que ce fut une débâcle...

Le Sénat en septembre ? On résiste toujours...ça devrait se jouer à 4 sièges...3? 2? 1? 0?
L'outre Mer ? bah c'est loin...alors la Réunion...on contient de plus en plus...
La Droite aux affaires a créé un 101° département...première élection...il bascule...On résiste encore...

La droite résiste...elle contient...quelques chiffres méritent juste d'être rappelés : en 1992 la droite avait la présidence de 74 départements et la gauche 21...mais vous savez quoi? On résiste bien et depuis longtemps! C'est rassurant non?

à venir dans un prochain article : qq réfléxions sur les territoriales de 2014 et des résultats de masquer son sigle...




samedi 19 mars 2011

Pierre Talagrand s'en est allé.





Pierre Talagrand figure de la politique jurassienne est parti cette nuit.
C'était un ami. Il accompagnait, protégeait les jeunes élus comme je l'étais en 1989.

Des anecdotes? Des souvenirs ? Ce matin il y a une tempête dans mes souvenirs.
Le conseil municipal des jeunes en 1989 (j'ai retrouvé la photo d'un dole mag dans mes
archives...le début de notre parcours) , ses colères homériques , le foie gras le soir chez lui, un voyage à deux en République Tchèque dont je tire une des photos de cet article, sa résistance unique alors en Franche Comté alors qu'il était Vice Président du conseil général face à un conseiller théâtre de la Drac dont la goujaterie se conjuguait à un manque de travail, une soirée d'éternité passée en toute petite compagnie chez un ami de la Rue pasteur au soir du 1° tour des cantonales de 1998, son talent de conteur pour refaire les municipales de 1965 où il était entré au conseil sur le quota SFIO ,son tutoiement facile et tellement humain, le bout de cigare qu'il mâchouillait sans le fumer...



















Cette après-midi pour toi Pierre, je vais réécouter la musique Funèbre K477 de Mozart.


mercredi 16 mars 2011

Mars...et ça repart...


Avant mars il y eut février et ma découverte à Lyon de la dernière création d'Ariane Mnouchkine, les "naufragés du fol espoir". Que dire, Incroyable!!!Le théâtre comme je l'aime : complet, enveloppant, généreux, accessible...
Une ambiance de spectateurs "croyants" comme je l'ai souvent vue face aux spectacles de Caubère...un autre enfant d'Ariane...



Un peu d'activité pour me dérouiller l'esprit :
- Dimanche après midi : Turandot à L'auditorium de Dijon. Pas le Turandot de Puccini...non celui de Busoni datant de 1917...dans une mise en scène très chorégraphiée.
Pour ceux qui attendaient les grands airs de Puccini c'était loupé...pour ceux qui aiment les cabarets berlinois c'était gagné.




Je dispensais ce matin aux Master 2 de l'EAC de Paris, mon dernier cours de l'année (les politiques culturelles des collectivités locales) sur les politiques publiques en faveur des musiques actuelles.
Pour m'accompagner mary Vercauteren du CNV et Jean François Burgos, élu de Gennevilliers, vice Président de la FNCC .
Jean- François a développé une belle image autour des chercheurs d'or, faisant le lien entre le petit orpailleur et le découvreur de talents d'une Smac et les patrons des mines d'or que pourraient être les "propriétaires des écuries de chanteurs à fort potentiel économique"...

Je n'ai pas résisté cette après midi à me rendre au Petit palais voir la toute nouvelle exposition "Jean-Louis Forain" un peintre des années 1900, marqué par Degas et les impressionnistes mais qui figea avec talent les scènes de la vie théatrale ou bourgeoise du Paris de la III° République.



























Ce soir Palmade et Mergot à la Porte saint martin "l'amour sur un plateau"...j'équilibre Turandot!
Bon ok on peut faire des erreurs...le texte..."je vais finir mon chateaubriand/pourquoi tu manges un steack à cette heure là?/non Chateaubriand, l'auteur, pas le pavé de viande"..."
Je reconnais. Pitoyable!


mardi 15 mars 2011

Sensibilisation à la culture scientifique, la suite...


Des membres du Rotary dolois, m'ont invité, devant les représentants de tous les clubs du district, à débattre de l’importance qu'il y a pour une collectivité publique à mener une politique de sensibilisation à la culture scientifique.
Le sujet était d'autant plus brûlant ce soir, compte tenu des évènements japonais.
Bref une fois encore, j'ai présenté avec passion les arguments qui selon moi justifie la mobilisation de l'argent publique pour une telle politique locale et d'autre part j'ai fait part des productions heureuses nées de la rencontre entre l'art et la science.
Je deviens un acharné du sujet, je m'étonne moi-même.

samedi 12 mars 2011

Paté de campagne ou fromage de tête(s)

La campagne cantonale bat son plein...à vide...mais c'est ainsi.
Je regarde tout cela de mon jardin.
Ici ou là, à la lecture de la presse locale , je ne peux m'empêcher de saisir à la volée quelques évènements qui rendent le débat local savoureux.

Soyons galant, commençons par les dames...Ah la fausse candidate sans étiquette centro/centriste doloise qui fait venir une des vraies gloires du vrai Modem, le vrai député Jean Lassalle...L'affiche, j'ai adorée...Lassalle candidat à Dole...Dans le genre j'avance masquée mais je manque de masques...
Et on me dira que la dame en question veut faire de la politique autrement? C'est pire! A ne pas assumer ses engagements qui peuvent être contraignants c'est insultant pour toutes celles et tous ceux qui militent de bonne foi et publiquement à visage découvert au Modem. On ne peut se revendiquer d'un parti ou d'un homme lorsqu'il a le vent en poupe ou qu'il est lisible dans la population et se déclarer sans étiquette quand le même parti et le même homme sont moins porteurs...

Par ailleurs, je me suis laissé dire que dans toute la France, les militants de gauche collaient sur les affiches des candidats issus de la majorité présidentielle un bandeau "100% UMP" ...
Il y avait eu les bandeaux "TVA sociale, augmentation des impôts" en 2007...effets redoutables!

Le coup du candidat sortant...bien vu...super bien vu!
Depuis 3 ans, il accompagne la co gestion du département...ce qui permet de décrocher sur le canton quelques jolies réalisations dont il s'attribue sans problème la paternité. Pourquoi pas?
Fin politique, il se rend compte que l'image du Ps voire de la gauche à Dole, parasitée par le locataire de la place de l'Europe , pourrait nuire à sa réélection.
Les mots succèdent aux maux et notre sortant se construit une posture d'indépendance/opposition vis à vis du Maire de Dole. La présentation d'un candidat Ps, entravant honteusement aux yeux des électeurs la réélection du candidat sortant couronne la stratégie...moi je dis chapeau.
Chapeau d'autant plus que si demain le Conseil Général passait à gauche, le sortant s'il était réélu, rejoindrait très naturellement la majorité nouvelle. Nul blâme de ma part d'ailleurs . Tout cela est normal.
Doit y avoir une ambiance sympa dans la majorité doloise...

A tout seigneur, tout honneur.
Je lis toujours avec beaucoup d'intérêt les propos de notre Maire.
Trois petits exemples récents illustrent l'engagement de notre premier magistrat.
- sur le parc naturel des zones humides : des propos neutres, flous...du type, il faut voir, réfléchir, donner le temps au temps...bref nous avons hérité à Dole de l'héritier du "bon docteur Queuille", Président du Conseil de la IV° République dont tous les historiens connaissent la formule "ne pas choisir c'est gouverner"... qui évidemment faisait écho en négatif à l'audace de Mendès France.
Il m'arrive aussi de penser à ces lignes brillantes de Régis Debray comparant De Gaulle à Mitterrand. L'analyse pourrait assez aisément se poser entre les deux derniers occupants de la mairie de Dole : "l'un prenait les lames de face,vent debout. L'autre s'approche de biais comptant qu'il passera toujours entre les gouttes. Il y a les hommes de rupture et les hommes de manoeuvre . La tactique du camouflet celle du camouflage...on rudoie ou on louvoie..."
- dans le document de campagne du candidat estampillé socialiste, le Maire de Dole, apporte son soutien à celui-ci.
Une petite étude de texte s'impose . En 7 lignes , le maire utilise deux fois le mot "gauche" et une fois le mot "socialiste". Marie Guite Dufay et Sylvie Laroche, chacune en 4 lignes ne citent jamais ces deux mots . Claude Chalon une fois l'un et l'autre mots en 7 longues lignes . Bref aucun des trois derniers auteurs n'a à justifier par des mots l'appartenance à une famille.
- un longue article/interview, il y a quelques semaines, donnait à notre édile, l'opportunité de présenter ses projets pour la ville et pour lui d'ailleurs ( le Sénat, comme l'Alsace et la Moselle entre 1870 et 1914 : y penser toujours n'en parler jamais...).
A un certain moment, le Maire revient sur ses accointances avec la droite dijonnaise entre la fin des années 90 et le milieu des années 2000. Il (re)dit sa souffrance et souligne qu'on aurait voulu faire de lui un martyr à son corps défendant.
Comme me disait un ami il n'y a pas longtemps : martyr c'est pourrir un peu.

Encore un jeu de mot qui va me faire des copains...quand je vois comment des élus dolois détournent leur regard en me croisant...encore hier soir sur un trottoir près du théâtre...drôle...et tellement lumineux...