jeudi 23 avril 2009

Bourges 09 : un Menetou-Salon patron!









L'édition 09 du Printemps de Bourges s'est ouverte sous le soleil...ca change de l'an dernier...l'équipe de choc originelle se reconstitue peu à peu même si "un seul être vous manque et tout est dépeuplé". Un ami nous fait défaut involontairement .
Nous avons pris nos quartiers une fois de plus dans un lieu magique , à deux pas du "Phénix"...Cécile et Philip nous accueillent dans la maison du bonheur. Notre équipe de quadra est associée à une joyeuse bande d'étudiants de Rouen .Très vite une question s'impose : Menetou rouge ou Quincy blanc ? Pour moi les choses sont simples ce sera Menetou rouge : fruité, souple mais ample en bouche...
A l'actif du festival, une organisation irréprochable et des outils de communication efficaces.
A l'occasion de l'édition 2009 ; nous avons vu et/ou entendu (le distinguo n'est pas neutre) :
- Piers Faccini (entrevue)
- Ben Harper...une tête d'affiche qui personnellement ne m'a pas enthousiasmé.
- Generic, la découverte Franc Comtoise du printemps de Bourges 09
- Boogers, la découverte de la région Centre
- The von Bondies
- Lucy and the popsonics
- Bénabar , le succès du mercredi soir...formidable bête de scène précédé de zaza Fournier
- Vidableu (Haute normandie recommandé chaudement par notre trio d'étudiants de Rouen)
J'ai fait une incursion dans le métal..une incursion furtive il faut bien le dire :
- Ultra Vomit et Dagoba...je n'en dirai pas plus...au palais D'auron...j'avais des vêtements trop clairs et printaniers pour être dans le ton (sombre...)
Nous avons replongé dans le plus "audible " à nos oreilles de quarantenaires éclairés :
-arthur H (moi pas aimé du tout...mais bon...)


-Anaïs
-Ayo
-Amadou et Mariam (très bon jeu de scène mais franchement s'il n'y avait pas le coté musique du monde tellement à l'honneur dans certaines municipalités auraient ils le même succès? je m'interroge)


Ma découverte à moi? Mon coup de coeur? Une suédoise au look de maryline et à la tenue sombre et excentrique de Dufresne...une voix à la Broadway sur des thèmes rocks solides : frida Hyvönen entendue dans le somptueux aditorium de l'Ecole de Musique de Bourges.


Et on s'est terminé avec Pulpalicious de l'électro venu de Bourgogne au ""22 Ouest"...un ancien élève m'avait dit que je ne devais pas louper ça...j'ai tenu bon...et pourtant pour ceux qui "ont faitBourges" ils savent que tenir jusqu'à 2h30 du mat après 2 jours de festivités, c'est dur...En plus il fallait aussi honorer notre place au Magic Miror : Le lieu des "pro" noctambules...et toujours le Menetou-Salon associé à quelques boissons houblonnées!
-Bref content! Content d'avoir croisé des connaissances... des ami(e)s...la souriante présidente de la FNCC Karine(avec une extinction de voix) et la non moins charmante Sylvie Robert vice présidente de la région Bretagne et de Rennes Métropole. Une fois encore le plaisir de croiser catherine Giffard, directrice du CNV toujours attentive aux projets que je peux porter avec la FNCC . Ici le chargé des projets de l'EPCC du théâtre de Bourg autour d'une grillade chez nos amis Philip et Cécile ou bien là bas Serge Hureau du centre national du patrimoine de la chanson française lors d'un pot de l'Adami...Comment ne pas mentionner ces deux verres de Menetou partagé avec le conseiller culture (PS) de la région centre et "bill" le directeur de la SMAC d'Orléans ?
Bourges , c'est aussi un ensemble remarquable de documents de com, des docs simples mais accessibles à tous dans la ville et sur le festival...il est des exemples à suivre parfois.
Une tendresse particulière pour le "paplard" , un journal édité dans la nuit, distribué à travers la ville tous les matins pour le café. On y a appris (non sans humour dans la rédaction) que "la vapeur" que Didier Guéniat a longtemps dirigée avec brio cherchait des subventions...











Voilà le compte rendu...il y aurait à dire...enfin avoir pris le temps d'aller visiter le musée Lallemand...la maison de jacques Coeur...Vous savez quoi , Osez le Berry !!!

samedi 18 avril 2009

Dole, la promesse de l'aube...


Un article récemment paru dans la presse locale rendait l'état de mon esprit au regard de la vie politique locale dont j'ai été longtemps un acteur . Je laisse à celles et ceux qui sont en place dans la majorité le soin "de faire le job" comme disent les américains et je fais confiance à la minorité municipale pour contrôler ce qui doit l'être et nourrir le débat démocratique au sein de l'assemblée communale.

Le journaliste non sans malice me demandait ce qui avait motivé mon retrait alors même qu'en avril 2008 , il y a déjà un an le titre de mon blog "Dole-la promesse de l'aube" semblait annoncer un esprit de combat.

J'avais écrit que la promesse de l'aube était un rendez vous marqué sur un calendrier...je n'ai pas changé de position . Je tourne et je retourne cette phrase d'alexandre Dumas au début de son "vingt ans après " en me rasant tous les matins... : " D'Artagnan n'avait pas manqué à son destin, mais son destin avait manqué à D'artagnan..."

Pour l'instant, encore quelques saisons , il est urgent de donner du temps au temps...mon temps libre si précieux qui pourrait peser lourd dans la balance.

Mes soirées sont aussi belles que mes jours...










Je ne me contente pas d'écumer les salles parisiennes . Je vais dès que je le peux à La Commanderie de Dole, ne serait-ce parce que j'ai avec ce lieu un lien tout particulier . Je dois d'ailleurs écrire que les marques de sympathie qui me sont délivrées par beaucoup de doloises et de dolois lorsqu'ils me croisent dans cette belle salle , me font dire qu'il devait y avoir du bon , du proche et du populaire dans le meilleur sens du terme dans ce que nous faisions . Bref le sujet n'est pas là .
- Patricia Kass à la Commanderie(10 avril)
Un superbe spectacle de Music hall comme on disait autrefois. Il y a chez Patricia Kass à la fois de la Miss et de La Dietrich . Ceux qui comme moi ont un peu le coeur à l'Est, sur l'autre rive du Rhin et qui cultivent les nuits de Berlinoises ont trouvé ce qu'ils cherchaient "Wilkommen, bienvenue,welcome ; im cabaret, au cabaret to cabaret..."
- La Nuit du rire (17 avril) . Un beau succès pour hamid , dont je m'honore d'être un ami, qui a le courage de faire dignement le métier d'organisateur privé de spectacles. Nous avions combattu ensemble la bétise de tous les conservateurs , porteurs de trouille malsaine qui s'offusquaient de la venue du groupe 113 à Dole .
Il a réuni ce vendredi sur un même plateau la madeleine Proust, Lucienne des vamps, Christophe Alévêque et un jeune dolois Romain Lalire. franchement ne boudons pas notre plaisir. Je me suis payé parfois une tranche de franche rigolade .
J'etais ému de pouvoir saluer un jeune acteur dolois comme Romain Lalire...il a choisi un chemin semé d'embûches mais quelle poésie... Stephanie Chatelain dans la presse de ce jour lui fait un bel hommage"mélange de Majax et de mime Marceau"...je rajouterais et un peu de Charlot...

Il est à noter que ces deux spectacles sont des soirées portées par le seul secteur privé et c'est bien. C'était le plan que nous avions imaginé qui consistait dans un premier temps à faire des saisons d'appels sur fonds publics (et à les réussir) afin de susciter la venue de producteurs privés. Il faut dire que désormais il n'y pas le choix puisque j'ai pu lire dans le budget primitif 2009 que la ligne 67441(subventions aux spic)croisée avec la sous fonction 314 (cinémas et autres salles de spectacles)avait disparu. C'est un principe de gestion comme un autre. Disons qu'il s'agissait surtout d'une mesure "préventive".Si un ou deux spectacles avaient été déficitaires, cette somme avait pour vocation d'amortir la "note". J'avais retiré cette somme du budget global des affaires culturelles (ligne 6574) Ce n'est sans doute plus une nécessité aujourd'hui. Que sais je moi?Sinon c'est le budget général de la ville qui jouera à la banque...la vérité veut de dire que cela aurait été aussi le cas précédemment...mais il y avait un matelas pour les atterrissages périlleux

- Pink Flyod symphonie (le 4 avril) . Voilà une création jurassienne qui ne démérite pas. Un retour sur l'univers musical des Pink Flyod revisité par un ensemble orchestral symphonique, un groupe de rock et des choeurs.





Je pourrais revenir sur des moments superbes, je pense notamment à Goran Bregovic en janvier. Des regrets, j'en ai de nombreux : ne pas avoir vu "Coppelia" par les ballets du Rhin ou "La La La" mis en scène par Benjamin Lazar.





L'ordinaire de Vinaver à la Comédie Française


Bon, écrire que je n'ai rien vu à Paris cette semaine serait mentir . Je suis allé la Comédie Française"..."au français" comme on dit, pour assister à la représentation d'une pièce de Vinaver qui vient de rentrer au répertoire. J'ai déjà vu des oeuvres de cet auteur particulier puisqu'il fut également directeur de chez Gillette! Je me souviens notamment des "huissiers" au théâtre national de la Colline.
Bref, l'aventure des survivants d'un avion écrasé dans les Andes...améliorée par le fait qu'ils constituent l'Etat major d'une multinationale. Un peu long à mon goût mais toujours la magie du lieu et cette incroyable diction qui fait la réputation de ""la maison de Molière".

dimanche 29 mars 2009

Sujets de passions...sujets de réflexions.










Sujets de réflexions : en mode "mineur"
Je n'ai aucune vocation à être le porte parole ou plume de quelque groupe que ce soit dans l'immédiat.Je ne suis plus un citoyen engagé, je suis simplement un citoyen intéressé par la vie de ma ville.
Je relève ici ou là quelques sujets de débats :
- le départ de Frank Becker de "scènes du Jura" pour Quimper et la question de sa succession. Puisse un projet de territoire émergé . Scènes du Jura doit demeurer un projet pluridisciplinaire et non centré sur une seule discipline artistique , la chanson par exemple parce que nous n'avons dans nos villes du Jura, pour la plupart , qu'une seule scène. L'intérêt du projet qui se termine c'est qu'il a permis aux jurassiens de découvrir une gamme infinie de spectacles illustrant tous les arts de la scène . Il ne faudrait pas oublier cette donnée fondamentale d'une scène conventionnée pluridisciplinaire avec un directeur présent en permanence sur le terrain jurassien comme l'était franck.
- la baisse de fréquentation des spectacles à la Commanderie...choix moins judicieux?Manque de moyens des spectateurs? ou plus simplement une communication défaillante?
- le vote par la communauté d'agglomération du Grand Dole d'une étude sur les pratiques culturelles de notre territoire pour 25 000 euros . C'est pour moi un scandale absolu . Et je sais vraiment de quoi je parle . Dans cette affaire il n'y a que des questions d'ego et de positionnement féodaux.
- l'absence annoncée d'opérette à Dole en 2009...une première depuis 1977.
- la disparition ou le manque de visibilité à Dole du "Printemps des poètes 2009"
- l'augmentation de la pression fiscale à Dole
Bref la vie d'une commune et de son territoire . Mes activités me conduisent aujourd'hui dans tellement de villes et je travaille avec tant de municipalités, que je relativise beaucoup de choses. je suis un "contemplatif" en ce moment...





Sujets de passions : en mode "majeur"


- coup de coeur pour l'expo "julien Feuvrier" au musée de Dole .
Une expo mêlant histoire locale et découvertes archéo dans une scénographie moderne et attrayante...voilà le meilleur de l'action culturelle c'est à dire de la médiation entre le savant et le profane.
En son temps, j'avais regretté vivement auprès de la direction départementale des musées du Jura l'absence d'expos d'archéo à Dole. Les archives administratives de la ville doivent conserver mes lettres "coup de gueule" à la conservation de l'archéo d'alors.
- ma tournée des spectacles parisiens se poursuit
+ "Inspecteur Whaff" au Tristan Bernard dans une mise en scène de J-L Revol. Du théâtre de l'absurde...drôle , inquiétant , déroutant . Des critiques de théâtre deviennent les personnages d'une pièce. Du théâtre dans le théâtre . C'est bien . J'aime le travail de Revol. Qui n'a pas vu "le cabaret des hommes perdus" ne sait pas ce qu'est une comédie musicale déjantée...Et tout cela produit par la maison de la culture de Nevers. Bravo Olivier!
+ "Perthus" à Marigny (salle "Popesco") de Jean Marie Besse. Une pièce tout en douleur sur la découverte de l'homosexualité chez des adolescents et le regard des mères . Des mères qui sont jouées par des acteurs et non des actrices. J'avais déja vu des pièces de J.M Besse notamment à Hebertot, c'est toujours très fin et cruel.
+"vers toi terre promise" de JC Grumberg au théâtre du Rond Point. "Tout de bon" comme disent nos amis suisses . D'abord pour moi le Rond Point est l'illustration du théâtre public abouti :exigeant et populaire tout à la fois dans sa programmation ; convivial et professionnel dans son accueil . La pièce de Grumberg est excellente comme toujours . Pour peu que la judaïcité vous parle et moi elle me parle beaucoup; alors on ne peut qu'être séduit.Enfin l'alchimie des partages . Ai croisé Franck Becker , l'occasion pour nous de parler de Quimper et du théâtre de Cornouailles où il va exercer son talent et passé la soirée avec carole et Bob des amis déjà vieux de près de 30 ans...Sc Po strasbourg...la rue des petites écuries à Paris...et puis récemment partagé chez eux une soirée de Shabbat...alors ca c'est de l'affection partagée...
Bref nous sommes dimanche...me suis fait un brunch à l'appart..j'ai plein de projets dont celui de rentrer à Dole à 17h28...donc expo à la cité nationale de l'histoire de l'immigration(ex bâtiment du musée des colonies) sur "à chacun ses étrangers? France/Allemagne de 1871 à aujourd'hui".
Si j'ai le temps j'irai voir à la Cartoucherie de Vincennes une très belle pièce à 16hs mise en scène par Lavelli "le garçon au fond de la classe"...





Bon l'expo au "palais de la porte dorée" ( on n'ose plus l'appeler musée des colonies...) est assez décevante. Disons convenue. En revanche j'ai été ébloui par la qualité de la décoration "art déco" de ce batiment dans lequel je n'avais pas mis les pieds depuis 1970?1971? C'est simple la dernière fois j'avais trouvé la fosse aux crocodiles immenses...là franchement tout à fait ridicule...
Il ne faut absolument pas louper les bureaux de Lyautet et de Reynaud. On se croirait dans le paquebot "Normandie". les fresques de la salle des fêtes sont éblouissantes.

Bref "tout de bon"...après le Nord-Pas de Calais, la Bretagne et les Pays de Loire cette semaine je vais donner mon conseil en Rhône-Alpes...bien non?

vendredi 13 mars 2009

L'argot de Paris : la preuve par l'exemple familial



Je n'ai jamais caché mon origine "parigote"...la banlieue à la Carné/Prevert...entre un Gabin chaloupé et une Arletti à la voix haute perchée . Pas le XVI° arrondissement...la banlieue ouvrière......moi c'était le temps de Klerber Colombes , d'Ericsson et de Dassault...c'était mon grand père qui partait travailler (on ne taffait pas à cette époque là , on allait travailler...à la rigueur "gagner sa croûte"...mais on y mettait de l'honneur etde l'orgueil, l'aristocratie ouvrière comme on me l'expliquera plus tard très sérieusement à Sciences Po) en "veston de cuir" (on ne dit pas habit!on dit vêtement! je me souviens de cette leçon de français par mon grand-père, un ouvrier métallo comme si c'était hier) ...il allait "à la taule"...Bien sur il y avait aussi le 9° avec le grand-père fourreur, mais je vous permets de croire qu'en ces temps "que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître", le 9° c'était du populo et du vrai...les rues du faubourg Poissonnière ou Montmartre étaient le royaume des petits artisans fourreurs et tailleurs qui s'interpellaient...Quand on allait chez "Chartier" c'était vraiment pour "croûter" un oeuf mimosas "comme chez manman" avec un "bout de b'rignolet" (du pain , je traduis pour les profanes) et un coup d'rouquin.(vous entendez mon accent là? il ne m'a pas quitté quand je retrouve le registre du boulevard!)
Bref c'est une partie de mon histoire et j'y tiens.
On vient de mettre la main à la maison d'Our sur un menu de mariage de 1945 qui illustre mon propos...le banquet s'était tenu chez nous .Un ami de Pigalle avait rédigé à l'intention de mon grand Père maternel un menu très spécial (pour te rancarder je t'en ai fait un vrai...)...un expert en "argomuche" mon "papy pierre". Je livre ce menu au public parce que c'est aujourd'hui une pièce d'archives. Très peu de gens savent encore parler l'argot ainsi et le comprendre.
Je vais donc faire une petite traduction de ce menu de mariage du 29/12/1945 pour les non pratiquants (et ils doivent être légion...) d'autant qu'une partie est rédigée en "louchebem", l'argot spécifique des bouchers des halles.
- latépuche de loife et saucisflare : paté de foie et saucisson
- baveuse de grosse tête : langue de boeuf
- petit dodu sauce graillon , musicants : pigeon roti aux flageolets
- paluche de bélan rousti : épaule d'agneau roti
- porcif de lochonquie : roti de porc
- mauvaises herbes au vitriol : salade sauce vinaigrée
- amusettes du mouillefarine : les mignardises du Boulanger/patissier
(tartignolles...brignolets...) : tartes , pains (mais cela demande à être vérifié...en tout cas pour moi le brignolet c'est du pain)
Pinard (vin) :
- Grand tutu (rouquin) vin rouge..mais nous demeurons dans l'interrogation de ce qu'était ce "grand tutu"..un bourgogne sans doute voire un trousseau...hiver 45...le bordeaux ne circulait pas encore beaucoup
- Cramponne toi ...ça c'est un blanc sec et sans doute un peu acide
- pousse au viol ...c'est le rosé!
-Jus et assommoirs divers : café, tisanes et alcools...
Franchement c'était pas de la poésie ça?


lundi 9 mars 2009

A cent à l'heure...mais pourquoi changer après tout!

Les deux dernières semaines de février ont été pour moi l'occasion de pas mal bouger et une fois encore de me faire du bien aux neurones...
Suis allé voir :



- Très chère Mathilde de Horovitz au théâtre Marigny avec Line renaud mais surtout l'incroyable samuel Labarthe (que j'avais découvert dans "laboutique au coin de la rue" en 2003)qui est en piste pour le Molière de la meilleure interprétation masculine de l'année. Au delà un décor fabuleux , poétique...une très belle soirée de théâtre qui honore le théâtre privé.
- Bonté divine à la Gaité Montparnasse de frédéric Lenoir. Il s'agit d'un débat inter religieux dans lequel roland Giraud tient le rôle du prêtre . Cette pièce sympathique au demeurant présente un défaut le texte souvent sérieux n'est pas en adéquation avec une mise en scène qui s'accroche aux normes du boulevard. Le public est un peu destabilisé.Il y a pourtant de très jolies choses dites et bein dites dans tout cela.
Comme je ne suis pas sectaire (je pouffe)...je suis allé diner de l'autre coté des Champs Elysées au théâtre du Rond Point, l'occasion pour moi de croiser ma nouvelle amie nathalie et de prendre l'engagement d'aller voir au plus vite la pièce dont ce soir là c'était la première et dont tout le monde parle "vers toi terre promise" de JC Grumberg dont le fils et petit fils de fourreur que je suis avait été ému aux larmes par la pièce "l'atelier".
- l'exposition sur les "avants gardes russes" au Musée maillol . Un sujet de passion pour moi notamment dans sa version cubiste.
- l'exposition sur séraphine de senlis au même musée . je dois reconnaître n'être pas tombé dans la pamoison de toutes celles et tous ceux que je croisais et qui avaient découvert cette pauvre séraphine avec le césar justement attribué à Yolande Moreau il y a quelques jours. Tout cela m'a semblé d'un très grand snobisme.
- l'exposition sur les expositions universelles, internationales et coloniales de Paris à la conciergerie. Je ne sais pourquoi ce sujet là me captive toujours. Déja en 1982 en préparant sc Po j'avais fait un exposé sur le projet(qui avortera)d'expo universelle à Paris pour 1989.J'ai été heureux de voir pour la première fois une photo représentant une réplique du vieux Tunis reconstitué à l'occasion de l'expo de 1931 dont mon grand-père Lefèvre qui avait fait son Service national à Bizerte m'avait tant parlé. Je conserve pieusement d'ailleurs quelques "reliques" de cette exposition à la maison. (je ne suis pas peu fier de cette photo où on voit le "vieux Tunis" à Paris en 1931...mon père et moi pouvons enfin mettre une image sur une légende familiale)
- l'expo temporaire au Louvre de l'oeuvre du peintre Yan Pei Ming dont nous avions accueilli des oeuvres à Dole, il y a quelques années. Ses "funérailles de Mona Lisa" ne jurent pas dans le Louvre.





En ai profité pour découvrir les collections des peintures allemandes et nordiques de notre musée.


Au delà je suis allé donner mon conseil à mon ami François, adjoint à la culture de Concarneau et gouter un peu de repos dans ce coin de Bretagne qui me renvoie à l'été 1981...J'en ai profité pour relire du Mac Orlan...et en adopter un peu...juste un peu la dégaine...




la médiathèque à 12 euros...les orientations budgétaires 2009

Rentré de mes déplacements je viens de passer une petite heure à lire la presse locale de ces deux dernières semaines.
Une baisse des tarifs à la médiathèque de Dole
La médiathèque à un euro par mois...très bien . En tout cas sur le plan marketing cela sonne bien. Une chose est sure, la politique tarifaire ne remplace pas la politique d'action culturelle susceptible de rechercher de nouveaux lecteurs ou publics.
La démarche est louable , elle ne pourra remplacer la définition d'une nouvelle politique à moyen terme (il en faut bien une nouvelle puisque celle que je conduisais avait été qualifiée de "brouillonne" lors de la campagne des municipales).
La gratuité partielle dans les musées nationaux n'a pas fait bouger d'un iota les frontières de celles et ceux qui vont au musée de celles et ceux qui n'y vont pas. Tous les responsables culturels ont lu les récentes études à ce sujet. Christine Albanel se montre d'ailleurs très réticente aux projets du chef de l'Etat dans ce domaine.
Bref si la mesure prise par la municipalité de Dole n'est pas brutalement critiquable ,il sera fort intéréssant d'en mesurer les conséquences réelles. On peut compter sur mon attention.
Les orientations budgétaires 2009 et la culture.
Pas de chiffre ou très peu. Le sénateur Barbier a justement pris l'exemple de la culture. Une politique se mesure, notamment ses évolutions , au regard des évolutions budgétaires.
Il faudra être attentif à la lecture de la 3° partie du budget de la ville (les annexes) dans sa fonction 3 "culture"...C'est là que tout est dit en croisant la fonction avec les chapitres et les articles...les très célèbres 6042 (la marge de manoeuvre de l'élu par "l'achat de prestations" ) et le 6574 (subvention aux associations).
La lecture d'un budget doit se faire toute chose étant égale par ailleurs...ce qui veut dire que les recettes escomptées de la Commanderie en location posées également en dépenses ne peuvent faire écran.
Mais je développe dans la plus pure abstraction et ne veut faire aucun procès d'intention .La lecture du prochain budget méritera une analyse purement intellectuelle , sereine et sans volonté de polémique...c'est le propre des hommes libres comme je le suis.

samedi 7 mars 2009

un audit sur l'aménagement culturel du territoire du "Grand Dole"...un GAG!!!


Il faut que je sois à Paris en congé pour être rattrapé par la vie politique doloise : des cabinets d'ingénierie culturelle m'ont contacté pour avis concernant un appel d'offre sur un projet d'audit portant sur l'offre culturelle du Grand Dole et l'aménagement du territoire qui pourrait y être associé.
Loin de moi de vouloir "casser le coup" à ces cabinets d'études , dont je ne peux que louer les compétences.( Je privilégie pour ma part la formation des élus qui pourront ensuite dynamiser et orienter leurs propres cadres locaux afin de conduire ce type d'études. J'ai construit à ce propos des grilles que l'on dit pertinentes. Je viens de les délivrer à près de 40 élus bretons...) Je veux juste pour rire très en amont et pour démontrer le peu de besoin de ce type d'audit dans le pays dolois, donner ce que seront les grandes têtes de chapitre des résultats de l'audit ,ses pistes pour l'avenir et l'imbroglio qui pourrait se construire pour des raisons purement féodales entre le "Grand Dole" et la ville de Dole.

Au delà du jeu parce qu'il va s'agir pour moi d'un jeu , je veux juste rappeler que "la culture" n'est pas une compétence de la communauté d'agglo du Grand Dole mais surtout que "la culture" n'est pas non plus un domaine "communautaire . Ce qui peut l'être au titre de la loi, ce sont des établissements culturels à vocation communautaire .
Une seule question devrait s'imposer pour des élus : en quoi l'intercommunalité peut apporter un service complémentaire , une offre complémentaire pour MES administrés ? Ce qui doit être au coeur du questionnement c'est la satisfaction des publics et non celle des élus .
Bref si je me suis imposé une sorte d'obligation de réserve vis à vis des décisions des élus de Dole et du grand Dole, là je trouve que l'on dépasse les limites du raisonnable...
PS : j'ai mis en illustration qq livres que les promoteurs de l'audit feraient bien de lire. Ils feraient ainsi économiser pas mal d'argent à la Communauté d'agglomération du Grand Dole. Il convient d'y ajouter les excellents travaux de notre collègue à la FNCC emmanuel Negrier sur les intercommunalités culturelles.
A suivre...