mercredi 19 novembre 2008

Entre Dole et Paris, je ne choisis pas...choisir c'est se priver

















Une belle semaine pour la Commanderie de Dole.
Franchement bien...Bruel , bien ; Tryo très bien...Cette salle confirme ce que Gilbert Barbier et sa majorité d'alors ont voulu : faire de Dole , un lieu désormais incontournable du spectacle vivant en Franche-Comté. Je crois d'ailleurs que cela va beaucoup plus loin, La Commanderie rend les jeunes dolois fiers de leur territoire . Merci à mon viel ami olivier Peyronnaud de nous avoir mis sur la trace de Bruel , bravo à Didier Guéniat de son opiniâtreté pour accueillir dans des conditions raisonnables les grands tourneurs de variétés .
Moi je suis heureux et fier de lire ce soir dans "le Monde" un long article sur le groupe tryo et qui fait référence à "Dole".
Ma tournée des expositions parisiennes continue
- le marais des misérables au musée Carnavalet.
Il s'agit d'une incroyable exposition qui présente l'ensemble des lieux de Paris où se déroulent les scènes du roman de Victor Hugo. Une profusion de tableaux des années 1820/1830...une intelligence pédagogique...des plans bien réels qui tracent les chemins imaginaires des personnages d'Hugo.
Il faut voir cette expo, il faut visiter ou revisiter Carnavalet, on y découvre toujours quelque chose. J'aime Carnavalet parce que j'ai le sentiment de me ballader dans mes livres d'histoire de l'école primaire. ou du secondaire..sans doute un peu "image d'Epinal"...mais j'aime voir cette grande toile où Louis Philippe et ses fils arrivent à l'Hotel de Ville, j'aime voir ce tableau retraçant l'incendie de l'hôtel Dieu de Paris qui illustrait le chapitre de "la Commune" dans mon manuel de classe de première.
- Le printemps de Prague, les photos au centre culturel tchèque rue bonaparte.
Dans ce bel hôtel particulier , pas loin de l'Ecole nationale des Beaux arts , les tchèques animent une belle saison culturelle . Si j'avais le temps je ne resisterais pas aux soirées dansantes...non mais franchement où danser encore le fox-trot sinon en Tchèquie?
Bref une exposition pleine de souffrance ( je pense à trois clichés qui tour à tour montrent un jeune homme tentant de convaincre un soldat russe puis le quittant le visage baigné de larmes).
Je n'ai pas à revenir sur ce qui me lie avec ce pays d'Europe centrale.
mes coups de coeur :
- la découverte de nécropoles de l'âge du Bronze sur la zone Innovia ; soit c'est toujours un problème pour le développement économique mais c'est toujours avec émotion qu'un historien voit le passé ressurgir du néant.
-la modernité de l'action culturelle des archives nationales et le clin d'oeil "tapis rouge" où j'ai retrouvé la campagne de communication culturelle que j'avais souhaitée pour Dole (cf la photographie dans la cour de l'Hôtel de Soubise)
mon coup de gueule :
le vol perpétré aux restos du coeur de Dole . Que dire? des abrutis et des voyous qui méritent une sérieuse sanction .

jeudi 6 novembre 2008

Primum Vivere...


On s'interroge sur la paresse de mon blog . On s'étonne de ne plus me croiser dans les rues de Dole . J'y ai tellement usé la semelle de mes chaussures que j'ai envie de voir comment le bitume se porte ailleurs et laisser à d'autres le soin d'arpanter les rues de notre ville qui demeure pour moi "une province et beaucoup davantage" comme l'écrivait Du Bellay.( petite règle littéraire il faut entendre "province" comme "un paradis" et non comme un territoire reculé, on avait du style au XVI° siècle!)
Depuis la fin du printemps je partage mon temps entre Dole et Paris. Voilà ni abandon , ni mélancolie...simplement une autre vie tout aussi trépidente que la précédente.
Je satisfais à mes envies de théâtre,de concerts et d'expositions.
Depuis octobre, j'ai pu voir :
- Equus de Peter Shaffer qui m'a bouleversé. Du théâtre des années 70, hommage aux années 70 terriblement contemporain.
- la journée des Dupes de Jacques Rampal (auteur de Célimène ou le cardinal) ou le triomphe de Richelieu. Une pièce toute en finesse dans la tradition d'un théâtre classique qui m'a donné l'envie de lire le "testament politique" ou "les maximes d'Etat de Monsieur le Cardinal de Richelieu", un pur bonheur...
- Camille Claudel par Gonzalès, une incroyable interprétation masculine de cette femme entre folie et desespoir . Un spectacle très poignant aux Mathurins
Mais aussi du Boulevard parce que je marche sur mes deux jambes et que je pense avoir également deux lobes cérébraux :
- Secret de famille avec Michel Sardou
- Hors Piste une comédie qui revisite un peu les "bronzés font du ski" avec efficacité
- Bains de minuit, un boulevard classique qui remplit son office de distraction.
J'ai tenté une soirée Rock au Bataclan...assez moyenne il faut le dire , une rencontre avec un metteur en scène enthousiaste...
je n'ai pas perdu mon temps non plus quant aux expositions et dieu sait s'il y en a de très nombreuses en ce moment :
- Prévert à l'hotel de ville de Paris. Comme d'habitude une muséographie irréprochable.
- Les forces Françaises à Berlin de 1945 à 1994 aux Invalides . Là franchement du foutage de gueule , une archi mini expo pour un sujet passionnant...cela m'a donné le temps d'aller visiter les salles sur la Guerre de 1870 que je n'avais pas encore découvertes. (à 8 euros la visite, bonjour la démocratisation culturelle dans un musée de l'Etat)
- Exposition Dufy au musée d'art moderne de la Ville de Paris. Bon là il fallait me voir transformé en statue marqué d'un sourire béat devant le tableau "orchestre" pour comprendre mon état de bonheur; J'attendais cette retrospective depuis toujours.
- la médecine au moyen âge dans la tour de l'Hotel de Bourgogne. A voir pour la Tour , l'un des derniers vestiges du Paris médiéval ( où le terrible Robert D'artois vivait...ah les rois maudits...)et pour l'expo sur la médecine; qui est itinérante d'ailleurs. Si j'étais en responsabilité dans une collectivité qui dispose d'un bel Hotel Dieu, j'aurais bien une idée....
- Le Futurisme italien...une des grandes expositions de cet automne à Paris dans le cadre de la saison européenne.
Pour compléter le tout , ai eu le privilège de passer la nuit électorale américaine au Harry's Bar...bref je fais ce qui me plait .

Que l'on n'imagine pas que je ne sois que diletante...la journée, les journées , je travaille , je travaille beaucoup même. Mais cela m'appartient .
Pour le reste, je regarde, je lis , j'écoute , j'entends, j'esquisse un sourire... je trouve assez heureux les fleurs devant l'Hotel de Ville de Dole...où va se nicher le changement...quelques cyclamens...

vendredi 19 septembre 2008

Journées du patrimoine : si j'étais élu dans la municipalité de gauche


Le thème des journées du patrimoine est "création et patrimoine".
Toute la problématique consiste à voir comment la création a valorisé ou même fait ressurgir des éléments patrimoniaux.
Bien sur la question de la définition et du champs de la création ne peuvent être laissés de coté.

Je ne veux pas commenter le programme des journées du patrimoine de Dole . On ne peut que regretter l'absence de celui-çi dans le très bon supplément week end du "progrès" qui demeure l'un des meilleurs vecteurs pour faire connaître cette manifestation au plus grand nombre.On doit aussi déplorer l'absence du programme dolois sur les sites de la DRAC de Franche-Comté et du ministère de la Culture. C'est la première fois à ma connaissance...dommage pour l'image de Dole auprès des institutions mais aussi de celles et ceux qui souhaitent organiser leurs journées du patrimoine en fonction des informations trouvées sur le WEB. Quand je pense avoir écouté avec patience et courtoisie des leçons de communication venues de ceux qui aujourd'hui sont aux affaires municipales...

Bref si j'étais adjoint dans la municipalité de gauche de Dole...soucieux de valoriser des politiques qui ne doivent rien à l'Equipe Barbier/Lefèvre/Griveau et les autres , vu le sujet , moi j'aurais fait un gros coup mais alors un gros coup sur l'histoire des rues piétonnes, sur la statue des Commères et sur la passerelle sur la canal...
Quand j'étais élève en terminale l'adjoint à l'ubanisme de J P Santa Cruz alors député-maire PS de Dole était intervenu dans notre cours sur l'art en illustrant son propos sur les projets du moment autour des rues piétonnes , création urbanistique comme outil de mise en valeur de tout un patrimoine.
La passerelle (même si on peut discuter son style) vaudrait d'être replacée dans le contexte de l'esthétisme des années 70 ainsi que les "luminaires/boules" du canal des tanneurs.
La statue des commères mériterait dans le cadre du programme de ces journées un coup de projecteur immense : elles ont été posées là parce qu'elles se nourrissent du patrimoine dolois...ne jamais oublier qu'elles devaient être intégrées dans le mur et donc êtres vues depuis la rue en contre bas....bref imaginez l'adjoint de J P santa Cruz expliquant avec brio cette création, cette volonté politique qui alors s'était fracassée sur bien des conservatismes...
Imaginez une expo ressortant les projets complets d'aménagement des rues piétonnes ( je les ai vus, ils doivent encore exister...)...imaginez un commentaire faisant le lien entre deux histoires , deux époques...
Mais bon...je ne suis pas élu d'une municipalité de gauche à Dole...restons en là donc.

dimanche 14 septembre 2008

La Table Ronde Française : un esprit et un chemin d'inititations






















La ville de Dole est une ville de "clubs". J'entends par là de clubs "service" comme les plus célèbres Le Rotary ou le Lion's. Il existe dans cet "univers" une sorte d'électron libre...une pépinière d'énergie , c'est la "Table Ronde Française" dont la traduction locale est appelée "TR48". J'ai eu la chance de fréquenter ce club pendant 14 ans (on en sort le jour de ses 40 ans...) et d'y gravir les échelons jusqu'à en être l'IRO national(international relations officer) pour faire simple "le ministre des affaires étrangères" de la TRF entre 2003 et 2005. A ce titre j'ai parcouru le monde entier pour y rencontrer ce que j'ai souvent appelé "une des plus belles parts de l'humanité" et demeure "tabler d'honneur" de la table Ronde Allemande. Partout j'ai échangé avec des hommes dont les relations sont fondées sur l'amitié , la tolérance et l'aide apportée dans le monde au plus démunis .
Cette semaine les "tablers" dolois m'ont demandé de faire une courte conférence , ce que nous appelons "un 3 minutes", afin de livrer la vision d'un "ancien sur "La Table" aux plus jeunes .
Il y a longtemps que je voulais écrire un article sur cet espace de vie qui a été essentiel pour moi. L'occasion m'en est donnée:
L'origine de la "Table" française
La Table Ronde Française a été fondée en 1950 , elle est la fille d'un mouvement né en 1926 en Angleterre alors que le Royaume britannique cherchait des solutions à son déclin . Il n'est pas interdit de dire qu'en Grande Bretagne la maçonnerie se vit très différemment qu'en France et que la création de la "Table" outre manche est le fait de "free masons" qui par l'insigne ou le "protocole" ont donné au mouvement "Table Ronde" une teinte humaniste .
La création de la "Table Française" en 1950 répondait à 3 exigences du moment :
- fonder un espace d'apaisement dans les villes de France alors que la population sortait d'une guerre qui avait vu les amis d'hier choisir Pétain ou De Gaulle...Il fallait éteindre la "guerre civile larvée".
- construire un esprit de paix entre les peuples d'Europe à travers la jeunesse . La création des "tables " en Europe de l'Ouest accompagne le mouvement de la construction européenne .
- être autant faire se peut une pépinière en Europe pour les loges qui avaient payé un lourd tribu aux fascistes et aux nazis.
Le symbole de "La Table"
Il a été suscité par le Prince de Galles en 1926 et adopté en 1929 . Il s'agit donc de la table ronde du roi Arthur telle qu'elle existe au Château de Winchester .
Que faut il en retenir?
- autour d'une table ronde tous sont égaux , il n' y a pas de préséance...chevaliers, ils ne sont pas barons , ils sont jeunes donc .
- je veux attirer l'attention sur le 12° segment de l'insigne , celui qui est "inachevé". Il signifie que la "Table" doit toujours s'intéresser à celui qui est différent , qui n'appartient pas à notre univers . Les "tables" doivent recruter au delà des amis et surtout ne se priver de personne . Le temps et "La table" construiront "le tabler" ou bien il s'éloignera de lui-même .
Il est essentiel de porter l'insigne au revers de sa veste. Sûrement pas comme un outil d'exhibition sociale , ceux qui le font se trompent mais bien au contraire comme un signe de générosité pour susciter le questionnement de ceux qui ne connaissent pas le mouvement "Table Ronde". C'est ainsi que j'ai fait mon entrée dans la sphère internationale en croisant place de Malastrana à Prague , un "tabler" tchèque...nous avons évidemment échangé nos adresses , nous nous sommes revus...j'ai pris la dimension internationale de "la Table", dimension qui m'a conduit un jour à assurer la belle fonction "d'Iro national".
Le chemin que l'on peut parcourir
J'ai pu "isoler" 3 niveaux de perception de "La Table"
- celui d'une bande de copains où le sourire et la bonne humeur tiennent lieu de discours . C'est la fraternité vécue et non un simple mot au fronton des édifices publics
- un espace ensuite de découverte des autres , d'écoute des autres et de sa capacité personnelle à les conduire plus loin juste sur ses qualités de coeur
- enfin un "territoire immatériel" où l'on peut (mais ce n'est pas toujours possible) s'améliorer soi-même , grandir , être meilleur parce que plus à l'écoute de sa propre personnalité .
Si je devais résumer le "secret" du tabler, en tout cas celui que moi j'ai découvert au terme de mon chemin "en table" c'est que l'humilité rend invincible.
Tous les "tablers" ne feront pas le même chemin. Il ne sont en rien blâmables . Je disais souvent à celui qui ne pouvait m'accompagner " ta présence va me manquer".
Ces trois niveaux ne nécessitent pas de vivre les 3 structures de la Table Ronde Française : le local, le régional ou le national . Tout est question d'intensité pas de degrés!
La fin et le début
La" Table" est un peu comme la quête du Graal . Quand on croit l'avoir atteint , quand on commence à dire "je sais"...alors la coupe s'éloigne parce que vous avez 40 ans. Il faut laisser la place à d'autres plus jeunes qui vont poursuivre le chemin ou en ouvrir un nouveau...
Quand j'ai rendu "mon collier" au terme d'un parcours de 14 ans et de dizaines de milliers de kilomètres parcourus dans le monde, j'ai tout simplement dit "je ne savais pas que le coeur d'un homme est assez grand pour accueillir autant d'amour et de fraternité...demain j'irai consulter mon cardio..."
commentaires des photos :
- photo officielle du Bureau national français alors que nous étions à Stockholm en août 2003
- rencontre avec la Table de madagascar en octobre 2004
- réunion de travail au coté de mon ami Pierre Denis, Iro belge en islande en novembre 2004
- signature de la charte de jumelage entre la Table Française et la Table Allemande avec mon camarade Stefan Bügler, Iro allemand

dimanche 31 août 2008

Festival entre cours et jardins...retour à Barbirey.






















Quand était-ce? 1988? 1989? 1990? je ne m'en souviens pas . Plus tout à fait étudiants mais pas encore vraiment dans le monde du travail...des petits salaires qui valaient pour nous des fortunes...C'étaient les années où nous écumions la Bourgogne dijonnaise...Entre Ouche et Suzon , la montagne de Dijon , l'Auxois , le pays de Vincenot n'avait pas de secret pour nous . A bord d'une GS le monde nous appartenait...les ballades succédaient aux ballades...Je garde de ces années là un souvenir incroyable de liberté et d'insouciance .
Est ce moi ou est ce toi...en tout cas je ne me rappelle pas qui est entré le premier à Barbirey...toi au cours d'une marche avec ta famille ou moi avec mes copains de Sciences Po alors tous travaillant au Centre G Pompidou et débarquant en Bourgogne comme les hippies à Woodstock? Barbirey c'est ce parc que nous parcourions alors que le château était quasi abandonné...nous entrions par une grille effondrée ...

20 ans...et me revoilà à Barbirey...chez mon amie Véronique Guyonnaud et son mari Jean Bernard. Ils sont les heureux et courageux propriétaires de Barbirey. Véronique était ma collègue adjointe à la culture à la Celle saint Cloud.
Depuis près de 12 ans sans relâche, ils restaurent et ont reconstitué un incroyable jardin distingué du label de "jardin remarquable de France". il faut entendre les propriétaires parler avec passion de leurs recherches pour remeubler ce château du XVIII° siècle...reprendre un escalier...tout cela avec un sourire qui traduit la grande histoire d'une vie .
Ce couple incroyable a souhaité faire de ce château un espace ouvert à toutes et tous...une pépinière d'artistes s'appuie sur pépinière botanique. La culture s'épanouit à Barbirey celle de l'esprit comme celle des fleurs.
Barbirey accueille le festival "Cours et jardins" dont le directeur artistique est frédéric Bonnemaison http://barbirey.com/
Le pari est d'associer un jardin à une performance ou des performances...hier soir il y avait de la magie dans l'air. Aux cotés de notre ami Yves Bertheloo adjoint à la culture de Dijon ( le festival est soutenu et c'est très bien par la Ville de Dijon) nous avons vu évoluer selon nos propres sensibilités et imaginaires, des tortues rouges ...des escargots rouges....mais aussi une reprise de Ran et des chevaliers japonais...que dire , il fallait y être! Une exposition également habite les pièces d'apparat.
Parce que Barbirey c'est un esprit , une immense grange a été transformée en "popote" musicale...boeuf bourguignon à la guinness...vin des côtes de Dijon (enfin de Plombières) et de Marsannay...tous s'y retrouvent artistes , spectateurs , bénévoles associatifs...l'été s'est prolongé tard hier soir...
J'ai dormi à Barbirey. Je me suis réveillé à Barbirey et j'ai profité du temps retrouvé pour voir le parc s'éveiller...Proust ou Lamartine ? Le second a fréquenté les lieux...alors peut être comme Barrès on pourrait écrire "il est des lieux où souffle l'esprit...silence les dieux sont là".

vendredi 29 août 2008

Ma saison de spectacles 08/09 en attendant une communication sur la saison doloise






Dans l'attente de la saison culturelle doloise
Je regrette fermement l'absence d'une communication globale avant l'été de la saison doloise des spectacles 08/09 . Pourquoi? Parce que l'ensemble des salles de la grande région (Dijon/Chalon sur Saône/Besançon...à l'exception de l'Opéra et du CDN de Besançon et du théâtre de Vesoul)ont déja proposé au public leurs programmes à venir...Il faut être attentif à" l'effet d'éviction du public" tout particulièrement dans cette période de "vaches maigres".
On peut toujours consulter :
http://www.tdb-cdn.com/ (CDN de Bourgogne-Dijon)
http://www.theatre-espace.fr/ (Scène nationale de Planoise à Besançon alors qu'il est impossible de rien trouve sur le CDN de Franche-Comté ni sur l'Opéra de Besançon...)
http://www.espace-des-arts.com/ (Scène conventionnée de l'espace des arts-Chalon sur Saône)
La terne page du Dole magazine distribué à la mi-juillet(alors que beaucoup ne sont pas chez eux mais en vacances) présentant tristement les spectacles programmés par la direction de la Commanderie n'a pas fait parler d'elle . Heureusement pour la 1° fois , l'équipe de la Commanderie dispose d'un fichier commercialement exploitable des spectateurs de l'année écoulée. C'est ainsi que des dolois ont pu renvoyer leurs abonnements . Et c'est bien!
Je me suis battu l'année dernière pour obtenir et faire annoncer dès juin les spectacles programmés par scènes du Jura à la Commanderie .
La ville de Dole a la chance d'avoir une saison "globale et diverse" . C'est la mission des élus de l'assumer et de la vendre . Je m'étonne ainsi de l'éviction dans le pauvre feuillet "commanderie" de la gazette municipale de l'operette des "Jongleurs" qui est présentée cependant à la Commanderie...
Bref il y a un vrai vide...mais je ne doute pas qu'il soit rapidement comblé . En politique comme en toute chose la nature à horreur du vide

Mes envies...mes conseils...
En attendant une belle saison doloise 08/09 qui nous donnera plein de bonheurs pour les yeux, les oreilles et le coeur , je livre ce que devraient être mes découvertes :
A Dijon :
Une très belle saison 08/09.
A l'Opéra : Aïda..."The fairy Queen" de Purcell( là je me régale à l'avance) , Lucia Di Lammermoor de Donizetti et surtout mis en scène par Olivier Desbordes ( J'ai déja écrit combien j'aimais le travail de ce créateur)...mais aussi "Waits Weill" autour des chansons de Kurt Weill
Au CDN dans le très beau parvis St Jean : "l'échange" de paul Claudel mis en scène par Julie Brochen que je n'ai pas pu voir l'année dernière mais surtout "Hamlet" mis en scène par ce génial homme de théâtre qu'est Matthias Langhoff. J'ai déja eu le plaisir de découvrir il ya bien des années son travail à Dijon dans un Shakespeare "richard III" où Marcial di fonzo Bo faisait exploser son talent et puis il y eut un "Révizor" de Gogol à l'auditorium inoubliable...
Si je parle pas des autres lieux dijonnais c'est qu'il faut bien se restreindre...mais évidemment La Vapeur pour les musiques amplifiées...évidemment....http://www.lavapeur.com/ (saison 08/09 jusqu'en décembre disponible en PDF)...on n'oublie pas non plus les lieux jurassiens : le moulin de Brainanshttp://www.moulindebrainans.com/page.php?id=133&lang=fr ( idem saison déja disponible jusqu'en décembre et avec des "tremplins départementaux et régionaux"..bravo benji!
A Paris.
Il y a un presque deux ans didier Gueniat avait dit de moi que j'avais une "expertise sur le théâtre de boulevard"...Si je n'ai jamais renié "ce théâtre là" c'est sans doute parce que les "boulevards" cela veut dire quelque chose pour quelqu'un dont le berceau était une armoire rue du faubourg Poissonnière...les variétés, les Nouveautés ont frappé mes yeux de tout petit garçon.
Je n'ai jamais caché que je venais de là culturellement parlant...mais je pense avoir fait un bon bout de chemin depuis . Bref ma sélection parisienne 08/09 est la suivante :
- Fin de Partie avec Berling et Pinon (lui je l'adore..souvenir à la Colline avec maria Casarès dans "Mein Kampf"...) au théatre de l'Atelier ( si jolie sur cette petite place en montant vers Montmartre...pfuu j'en ai vu des pièces là bas...des mauvaises aussi..."la parisienne" d'H Becque notamment )
- Le malade imaginaire avec Michel Bouquet...souvenir d'un souper avec ce grand monsieur de la scène après "le roi se meurt"
- Equus de Peter Shaffer au théâtre Marigny...n'ayant pas eu la chance de voir la distribution française originelle avec François Perrier..pas question de louper celle là...
- La perruche et le poulet...à voilà LE boulevard! (moi si j'étais programmateur en 09/10...mais bon je me contente de donner des conseils aux élus des villes qui veulent bien m'honorer de leur confiance) .Qui ne se souvient de la distribution avec raymond Souplex et Jeanne Sourzat donnée au" Théatre ce soir", C'est un "must" du boulevard avec "le vison voyageur" "le don d'adèle" " Boeïng Boeïng" " la soupière" et "le canard à l'orange" (vous avez peut être raison Didier...une tite expertise...:-) Bref on pourra y retrouver l'indestructible Claude Gensac et Jean Pierre Castaldi. Les premières réactions sont intéréssantes...les critiques sont franchement mauvaises "un poulet qui bat de l'aile" ( je goutte cependant l'humour de la plume du critique) mais les propos du public recueillis sur le net ( c'est l'intéret du net désormais) sont élogieux...C'est tout le paradoxe du "Boulevard" que ni les critiques de théatre ni les patrons des grands théâtres subventionnés ni les élus de gauche qui le plus souvent l'interdise de cité n'ont pu abattre. Bref le "boulevard" existe pour ce qu'il est : un divertissement. J'ajoute que cette pièce se donne au théatre Dejazet. Rien que pour ça , cela mérite une visite. "Le Dejazet" est le dernier théâtre encore debout du célèbre "boulevard du crime" célébré par le duo Prevert/Carnet dans les "enfants du paradis"...il est beau ce théâtre...si on ferme les yeux on entend l'écho de la voix de frederick Lemaître ou de mademoiselle Georges...enfin moi je les entends.
- Grease..waou la comédie musicale...en plus ,mise en scène par J Luc Revol. j Luc est en résidence à Nevers chez olivier Peyronnaud...il a enfanté l'an dernier "un cabaret des hommes perdus"http://www.jttk.zaq.ne.jp/siosiz/eCabaret%20des%20hommes.html (allez voir les vidéos c'est à hurler de rire) que la profession a reconnu comme le meilleur spectacle musical de la saison 06/07 . Bref Grease pour les adultes de ma génération c'est culte! J'avais 14 ans autant dire le début de tout..les premières booms...pfuu pas le droit de rester trop tard..."Grease" à voir au Comédia , une magnifique salle art déco.
- Les trompettes de la mort de Tilly au petit Hébertot . Nous avons reçu cette pièce alors produite par le théâtre national de la colline à Dole en 1996 ou 1997... Tilly est pour moi l'un des plus grand dramaturge français vivant...son "vérisme" est décapant...Quel souvenir aussi que son "charcuterie fine" découvert déja à la Colline ( j'aime tout particulièrement l'ambiance de ce théâtre national récemment construit)
-Le diable rouge d'Antoine Rault avec deux "monstres sacrés" du théâtre français : MADEMOISELLE Geneviève Casile ( comme l'on dit à la Comédie Française pour une Sociétaire honoraire et Claude Rich . Il s'agit des dernières années de Mazarin alors que l'éducation de Louis XIV est presque achevé...je m'en pourlèche déja...

Bref voilà...j'ai fait le tour de mes projets de sortie en dehors de ce qui va se donner içi à Dole qui n'en doutons pas sera une fois encore de qualité ...si j'en juge par le "cabaret allumé" coproduit par scènes du Jura et découvert cet été à Bussang alors l'année théatrale jurasienne sera belle.



mercredi 20 août 2008

Il y a 40 ans, le 20 août 1968 les chars soviétiques rentraient dans Prague


Voilà c'est tout..je veux juste le rappeler...Le 20 août 1968...les troupes du pacte de Varsovie écrasaient comme en 1956 à Budapest ou à Berlin en 1953 un mouvement pour la liberté...

Annoncer le décès d'un militaire...La Géorgie...l'Afghanistan...la place de la France dans l'OTAN...souvenirs et réflexions


Je l'ai déja écrit, j'ai aujourd'hui le temps d'écrire . Les évènements nationaux de ces derniers jours me font réagir...
Annoncer la mort d'un militaire
Le décès en opération de soldats français me renvoie au douloureux souvenir de l'annonce que j'avais du faire aux cotés d'un capitaine en 2003 ou 2004 à des parents dolois dont le fils était décédé sur un champs d'opérations extérieures.
J'ai beaucoup pensé depuis 24 heures aux maires de Castres et de Noyon . Un élu local d'aujourd'hui n'est pas préparé à une telle mission . Il s'agit là d'une survivance du rôle terrible que les édiles ont assuré tout au long des conflits des XIX° et XX° siècles.
L'instruction n°74 du Bulletin officiel des armées en date du 18 janvier 2007 reprenant en cela celle de 1984 à son article 1.2.2.3 stipule que la présence du maire ou de son représentant est souhaitable lors de l'annonce à la famille du décès d'un militaire.
Voilà...c'est tout, je n'en dirai pas plus...je me souviens simplement .
La Géorgie : la Russie éternelle...et notre eternel aveuglement ...la place de la France dans l'OTAN
Que la Géorgie ai été maladroite dans sa tentative de reprise en main de l'Ossétie du Sud...soit..
Ce que je trouve extraordinaire c'est la surprise des milieux diplomatiques occidentaux face au réveil désormais non dissimulé de l'Ours russe ...comme s'il s'agissait de la 1° fois...un peu d'histoire :
- Lénine avec sa célèbre NEP dans les années 20 ouvre le chemin à un capitalisme limité... Résultats? les investisseurs extérieurs sont de retour ( on avait vite oublié le "coup des emprunts russes non remboursés) , une classe sociale d'hommes d'affaires se développent (les nepmen)...on accepte l'entrée de l'URSS à la SDN...et qu'arriva-t-il? Staline et tout ce que l'on sait de sa relation avec l'Occident dans le cadre de la guerre froide
-Krouchtchev dans les années 50 annonce la destalinisation et la coexistence pacifique...on le voit souriant aux USA...résultats ? La crise des fusées de Cuba qui démontre au monde la duplicité de l'URSS et de sa diplomatie toujours prompte à faire avancer ses pions
-Brejnev dans les années 70 et la détente donne un visage bonhomme aux relations EST/OUEST...tout le monde se bouscule pour prêter de l'argent à l'URSS (relire le terrible Popov de Sulitzer)...on signe plein d'accords où l'on se promet "le miel et la myrte" (Helsinky...Salt...les accords de la realpolitik en Allemagne)...résultats ? la guerre fraîche et l'occupation de l'Afghanistan , l'attentat contre Jean paul II, l'écrasement de solidarité en Pologne , les avancées en Afrique et en Asie...l'installation des SS20...on oublie vite...
Nous vivons aujourd'hui un cycle ouvert par Gorbatchev , poursuivi par Eltsine et mis en musique avec brio par Poutine . La Russie devait faire oublier l'URSS...ben voyons...rebelote...ouverture sur les capitaux étrangers.( et on s'y est engouffré)..honorabilité internationale...modération de façade...création d'une classe moyenne et d'affaires...et résultats ? Le nounours s'est refait une santé et il peut grogner...et nous? Nous sommes à découvert...à découvert sur le plan énergétique, sur le plan stratégique et militaire.
Une chose cependant a changé..la finance!!!! Pour la première fois en Russie, une partie des classes dirigeantes s'opposent à la confrontation avec l'occident parce qu'elles font des affaires juteuses avec nous..parce que les vacances à Courchevel n'ont pas de prix....
Bref une histoire sans fin..à suivre le vieux combat des "occidentalistes" et des "russophiles" à Moscou...puissions nous ne pas faire l'erreur du premier ministre anglais Chamberlain en 1938 revenant d'allemagne et ayant rencontré un chancelier Hitler avenant "mister Hitler is a gentleman"...on connait la suite
La meilleure chose que nous puissions faire c'est d'avoir une OTAN forte dans laquelle la France tiendrait toute sa place afin d'être un rempart face à l'éternelle propension de la Russie tsariste , soviétique ou Poutinienne à tendre vers le Caucase ou à se constituer des"marches" .
Qu'on ne vienne pas me parler de l'indépendance de la France vis à vis de l'OTAN voulu par une décision Sacro sainte du général de Gaulle . D'une part je ne suis pas sur que le général ai jamais souhaité fondé des "évangiles", d'autre part il convient d'admettre que la situation de 1966 n'est plus celle de 2008 au risque d'être un fiéffé conservateur et enfin tous les hsitoriens vous expliqueront qu'en 1966 la sortie de la France non de l'OTAN mais du commandement intégré était un formidable coup marketing pour le Général sans risque pour notre sécurité ni celle de nos alliés.(quel risque prenait-on compte tenu de la présence alors massive des troupes US en Europe de l'Ouest et compte tenu du caractère automatique du soutien entre alliés né de l'article 2 du traité de 1949)
Les pays d'Europe Centrale longtemps sous le joug communiste ne s'y trompent pas . Ils souhaitaient tous la venue rapide de la Géorgie et de l'Ukraine dans l'OTAN...la France a tergiversé...ne pas déplaire à Moscou...
J'ai retrouvé cet insigne tchèque qu'un général à Tabor m'avait offert en 1999...on ne s'embarrasse pas dans ce pays de très vieille et de très grande culture (bien autant que la notre)de l'amitié américaine et de sa participation à l'OTAN...l serait bon d'y penser et que je sache les tchèques ne bradent ni leur culture ni leur souveraineté .

Les "sirènes de Munich" ou de notre présence en Afghanistan
La mort de nos soldats en Afghanistan entraîne toute une polémique sur le fait de savoir ce que nous faisons là bas et si nous devons y rester...
Depuis hier des journalistes de la presse parlée notamment , des politiques ( le PC...le FN...) contestent notre présence là bas...
Et c'est le retour de l'esprit de Munich! On ne regarde pas plus loin que le bout de notre nez...on fait du populisme...On oublie que ce joue en Afghanistan un combat essentiel contre le terrorisme...on oublie que l'on ne peut revendiquer à tout bout de champs notre "place dans le monde" et ne pas vouloir assumer cette place...bref Munich...
Il ne faut jamais oublié les propos de Churchill à ce moment crucial de l'avant guerre " vous avez voulu éviter la guerre...mais vous aurez quand même la guerre...avec le deshonneur"