mercredi 9 mars 2011

Boulimique...

Lorsque je propose, dans mes formations, une typologie du touriste culturel, je fais la différence entre les "monomaniaques", les"sages" et les"boulimiques". Je pense appartenir à la dernière catégorie ; besoin irrépressible de ne rien manquer de ce qu'il convient de voir ou d'entendre.
Ce mercredi après midi parisien disponible illustre le propos.
C'est incroyable le nombre de nouvelles expositions qui commençaient ce 9 mars.
Dans l'ordre et en tourbillon :
- l'exposition sur le France au Musée de la Marine en compagnie dans un premier temps de Jacques Seclet, adjoint à la culture d'Enghein les bains que j'ai découvert passionné de Voiles et de mer.

Un bel évènement qui visiblement fait mouche tant les visiteurs ont un sourire attendri...nostalgie des années faciles quand bien même la démocratisation n'avait pas encore atteint l'univers des croisières.
On rêve à l'évocation des menus servis sur la Paquebot...on prend le temps de d'admirer un service de table...
Une très intéressante étude des styles de décoration dans le navire...des styles et pas un style voulus très "modernes" sur fond d'aluminium et de formica.
- nature et idéal, le paysage à Rome 1600-1650 au Grand Palais. Au premier jour, une exposition de très grande qualité sans la foule...
Les Lorrains et les Poussins dominent...j'adore. Les départs pour cythère ou autres avec ces ports classiques, ordonnés où l'on regarde le soleil de face...je ne résiste pas.
Un paysage de type "tivoli" m'a toujours intéressé...pourquoi? sans doute parce que l'organisation chez moi n'est pas naturelle mais s'impose comme une nécessité.
- les visages de Messerschmidt au Louvre en nocturne.
Déjà pour la nocturne...le Louvre qui s'abandonne. Formidable pour s'abandonner soi-même et se perdre pour se trouver. J'ai parcouru hier soir les salles de la sculpture médiévale à c
ôté desquelles j'étais passé depuis des années.
Bref Messerschmidt...un sculpteur autrichien au terme du XVIII° siècle qui s'est attaché à "faire des gueules"...un oeuvre assez dérangeante, étonnante que l'on peut trouver drôle ou désespérée.
Il y a chez cet artiste les prémisses de la psychanalyse...
Cette riche journée a été ternie par mon choix final...aller voir le dernier film avec anthony Hopkins dont c'était ce mercredi la sortie. En général j'adhère les yeux fermés aux films dans lesquels cet acteur se produit...que dire? Il doit avoir des arriérés d'impôts à payer... quelque chose comme cela...un film alimentaire...et dire que je n'ai toujours pas vu "le discours d'un roi"...Pitoyable!












mardi 8 mars 2011

César au musée de Dole : une juste place...






Je souhaitais découvrir par moi-même l'installation d'une oeuvre du sculpteur César dans le musée de Dole et prendre la mesure du déménagement de "la" cheminée renaissance qui trônait dans le hall depuis 1980. L'un se substituant à l'autre.
Franchement rien à redire. Elu, si la proposition m'en avait été faite, j'aurai bien volontiers donné mon accord pour peu que cela soit financièrement raisonnable...je me suis laissé dire...bref cela pourrait faire une jolie polémique...restons en là.
Cette cheminée a toujours été une pièce rapportée, éloignée des volumes dans lesquels elle avait été installée à son origine, dans un hôtel particulier bisontin.Je me suis longtemps interrogé sur les motivations de l'architecte, élève du Corbu, pour poser là, un pareil "monument".
Il faudrait demander la clef de cette énigme à danièle Bavoux qui était alors adjointe à la culture.
Là où la "cheminée" se trouve désormais, elle ne dépareille pas. Mieux elle attire l'oeil .

Pour le reste, la présence dès l'entrée et d'une manière permanente ,d'une oeuvre de César donne le ton du Musée de Dole. 30 ans d'ambitions partagées entre élus et conservateurs pour en faire un lieu phare de la création et des créateurs des années 60 et 70.
Il faut rendre à César etc etc...l'aimable barbu manquait à notre Musée! La compression qui accueille désormais le visiteur pose l'institution. Je ne peux que m'en réjouir .



jeudi 17 février 2011

"Les caves" de Dole, studios de répétitions pour les musiques actuelles et département de formation du CRD ont 10 ans!

Qui l'aurait cru? 10 ans...bon anniversaire " les caves"!!!
Je vais revenir dans la journée sur l'épopée, sur les enjeux du moment et sur les enjeux de demain...

dimanche 30 janvier 2011

Phi-Phi avec Scènes du jura


Scènes du Jura a retenu dans sa programmation l'opérette Phi-Phi de Christiné et Willemetz dans une mise en scène des "Brigands".
J'ai vu cette opérette pour la première fois avec mes parents aux "bouffes parisiens" en 75 ou 76. Je dois même avoir quelque part le programme à Our dans la maison de famille...Une distribution que les moins de 35 ans (et encore) ne peuvent pas/plus connaître : Jacques Bodoin distribué dans Phidias, Nicky Nancel dans madame Phidias et Guy Pierrod dans le Pirée...je connais absolument tous ces airs en entier tellement je les ai écoutés enfant sur mon tourne disque...Bref javais aujourd'hui un devoir de mémoire.
Je me suis rendu à Lons en bus. Je ne demeure pas peu fier de "scènes du jura"...C'est un bébé que je suis heureux de voir grandir...Je garde pour moi la fierté de la main tendue à mes collègues de Lons pour aller plus loin, pour démultiplier l'offre culturel sur notre département. Partout où je délivre des formations aux élus à la culture, je ne cesse de vanter cette mutualisation . Si l'expérience c'est si peu développée en France c'est qu'on y pas trouvé assez de générosité pour abandonner son pré carré...Un garde de fou doit cependant toujours être posé par les élus qui seuls détiennent la légitimité : le projet artistique doit se fondre avec un projet territorial. Il ne peut en être déconnecté.
Bref cette après midi, que du bonheur! D'abord une direction d'orchestre nerveuse comme le mérite cette partition au rythme de charleston...une mise en scène toujours originale et brillante des "Brigands" utilisant sans que cela ne me pèse des marionnettes...des voix puissantes...
Cette opérette illustre la qualité du genre de l'entre deux guerres, marqué par l'arrivée du jazz, des chorus lines propres aux comédies musicales anglo-saxonnes et des textes "gaulois" bien en phase avec une première libération de la femme en "garçonne".
On jeta le bébé avec l'eau du bain lorsque d'une part le grand public se fatigua des opérettes "bodybuilders" de Francis Lopez et que d'autre part les intellectuels décrétèrent que les temps n'étaient plus à la frivolité...Guitry et son oeuvre en firent aussi les frais!
Des talentueux et courageux metteurs en scène ont réanimé l'opérette, notamment celle des année 20 et 30...je me souviens avoir vu il y a quelques années à Chalon sur Saône un "ta bouche" de maurice Yvain exceptionnel!
J'ai donc passé une excellente fin d'après midi...transporté par un bus...retrouvé de vieux amis spectateurs, des membres du CA de scènes du jura qui m'ont chaleureusement salué...une conclusion ? Pas besoin d'aller à l'Athénée Louis Jouvet à Paris pour se régaler "des brigands" et c'est tant mieux!

samedi 15 janvier 2011

Début d'année sur un rythme soutenu

L'année commence sur un rythme soutenu...un signe pour les mois à venir?
2011...une année de mise en perspective sur le plan professionnel...politique...elle sera ce que je veux bien en faire!

Entre boulevard et opéra...
Quoi de mieux pour commencer une année culturelle que d'aller voir et écouter de l'Offenbach?
- Orphée aux enfers à l'Auditorium de Dijon
Une fois encore cette co-production dijonnaise tient ses engagements. On pourra d'ailleurs la revoir dans le cadre prestigieux de l'Opéra royal de Versailles.
Je vais longtemps garder le souvenir du "quand j'étais roi de Béotie" magnifiquement interprété.
Quant au décor de l'Olympe, très "Napoléon III" , il était tout à la fois élégant et festif.
- Le dîner de cons aux théâtre des variétés à Paris
Un incontournable du "boulevard" parisien avec Chevalier et Laspales qui ne m'ont pas convaincu.
Pourtant cela fonctionne bien...tout y est...je n'étais pas forcément bon public ce soir là.

Transmettre...en mode passion
- mes cours en Master 2 à l'EAC de Paris
Je délivre cette année quelques heures de cours devant des masters 2 à Paris à l'EAC. Il s'agit d'une école qui prépare aux métiers de la culture et de l'art.
Après avoir présenté en décembre "les collectivités locales comme des espaces de fabrique culturelle et artistique", je viens d'exposer cette semaine "la politique de lecture publique en comme socle des politiques culturelles territoriales".
J'ai plaisir à proposer aux étudiants, des intervenants exemplaires à mes côtés, élus de grandes villes , cadres de l'administration centrale du ministère de la culture ou Directeurs des affaires culturelles d'une collectivité.
Disons le, sur 70 étudiants de l'amphi, seuls 3 ou 4 se destinent à une carrière publique...beaucoup sont dans un "rêve de nébuleuse associative"ou plus largement dans l'espoir d'un métier rémunérateur dans la production privée...
C'est le marché de l'emploi, leurs enthousiasmes et leurs compétences acquises qui feront le tri...
- causerie aux ateliers Pasteur
La ville de Dole depuis près de 20 ans dispose d'un lieu permanent pour sensibiliser à l'oeuvre de Louis Pasteur en particulier et à la culture scientifique en général "les ateliers Pasteur".
Régulièrement des causeries pour le "grand public" sont organisées par l'association "des amis de Pasteur".
C'est dans ce cadre que j'ai pu traiter mercredi 12 janvier d'un sujet qui me tient à coeur et que j'ai déjà développé devant des élus lors d'une journée de formation à la cité des sciences en novembre "la sensibilisation à la culture scientifique, quels enjeux pour les collectivités locales?".
Mon propos a consisté d'une part à démontrer en quoi la sensibilisation à la science pouvait être une politique locale comme une autre et d'autre part à souligner que l'interaction entre la création artistique et la science pouvait nourrir la politique culturelle d'un territoire.
Il y a beaucoup à faire...Puisse à Dole, l'équipe municipale ne pas revenir sur la dynamique donnée cette année par les équipes de la médiathèque, des ateliers Pasteur et les moyens dégagés.
- l'historien n'est jamais loin du professeur d'histoire
Je me fais un "petit plaisir" en ce moment avec mes élèves de seconde. Au programme: la société rurale au moyen-âge du XI au XIII° siècle.
Plutôt que de travailler sur des textes choisis dans les manuels, je propose à mes élèves la découverte d'archives personnelles liées à un village tout proche de Dole...Our...mes racines...un moyen de rendre l'histoire plus "réelle" , de faire découvrir le métier de l'historien et de rappeler qu'un enseignant d'histoire est aussi un chercheur...passionné depuis l'âge de 10 ans!


Ça m'énerve
- présentation des voeux...coup et coût de J-C. Wambst
Je ne peux manquer de m'interroger sur le coût des voeux présentés par le Maire de Dole non seulement aux dolois mais à tout le département...via la presse régionale...
Qu'un maire adresse à ses administrés une invitation à une rencontre pour présenter des voeux au nom de l'équipe municipale...rien à redire sinon que cela aurait pu être fait via le Dole mag...qu'une invitation ait été "routée" aux dolois admettons...qu'elle l'ait été aux habitants du Grand Dole...ça commence à devenir plus discutable...mais que des pages de la presse régionale ait été achetées pour rependre la parole du "professeur" Wambst, là, cela relève de la grosse opération pré sénatoriale avec l'argent du contribuable...Quand on songe que le même "professeur" ne cesse de se plaindre de la pauvreté de son budget et des dotations afférentes...
- propos de trottoir
C'est drôle, on me reparle de politique dans la rue. Le temps du deuil semble passé...C'était un membre éminent de la liste centriste/Modem/nonModem de 2008 qui me disait sa préoccupation que l'équipe municipale actuelle ne fasse pas trop de mal à la ville de Dole avant son départ en 2014
Il y a peu, alors que j'animais un séminaire dans une grande ville du Nord de la France, une conseillère municipale lucide, élue en 2008 après avoir "pris" la mairie me disait : "le problème c'est qu'après 3 ans, on n'est plus l'équipe nouvelle...on est simplement l'équipe en place".
- agacé...
Un conseiller général qui pendant 32 mois a touché son indemnité de premier Vice Président sans s'interroger sur sa collaboration à un exécutif partagé et qui à 3 mois du scrutin se souvient qu'il appartient à l'opposition institutionnelle de cet exécutif, démissionne de ses fonctions en arguant d'un budget 2011 impossible...cela doit se nommer en langage d'hier , nous faire prendre des vessies pour des lanternes...pas glorieux!
Une candidate modem aux cantonales qui n'affiche pas son étiquette...pour être plus lisible des électeurs...en langage de paysan madré cela se dirait pour ne pas traîner l'image désastreuse de Bayrou sur le terrain électoral jurassien...
Un maire qui sur le dossier du parc naturel du Nord Jura répond qu'il ne sait que penser, qu'il faut encore étudier le dossier...bref un professeur ni ni après avoir été un candidat oui oui...réjouissant!
Le transfert de la compétence "lecture publique" repoussée parce que l'on commence à reprendre le dossier par le bon bout "cela va servir à quoi ? l'offre culturelle en serait-elle accrue?" après avoir financé une étude pour plusieurs dizaines de milliers d'euros et réuni les "états généraux" du Grand Dole sur le sujet...

Ça m'amuse
Un site blog rédigé par je ne sais qui...mais qui a un talent de plume et une belle touche artistique pour réaliser des photographies : "les crottoirs dolois"...à voir! (nombreux échanges en "commentaires" à l'issue de cet article)

Ca me fait du bien
Le retrait de Céline, l'écrivain, des hommes à célébrer en 2011.
Voilà des années que j'utilise, afin de démontrer combien l'épuration chez les intellectuels au lendemain de la guerre a été partielle et partisanes, des extraits de "bagatelles pour un massacre". La démonstration est toujours la même : j'ouvre ce livre à n'importe quelle page et j'en lis quelques paragraphes. Les élèves de terminale sont ahuris par la violence du propos.
Moi, de leur expliquer que Céline est cependant passé à coté de la peine capitale qui n'a pas épargné Brasillach...mais 1945 n'était plus 1944...
N'empêche! Céline a écrit de tels propos antisémites nauséeux, que rien ne peut excuser.Pour faire passer la pilule on parle toujours de" l'auteur de voyage au bout de la nuit et de son style inimitable"...ok...ok...le talent de la plume ne peut tout absoudre ni excuser. Commémorer Céline c'était faire une tache nauséabonde sur des noms aussi prestigieux que Blaise Cendrars,Liszt ou Pompidou.
Reconnaissons que quelques autres "monuments nationaux" mériteraient que l'on s'intéresse de nouveau à eux ...quand on a "inventé "le concept du parti des 10 000 fusillés et qu'on a couvert toutes les horreurs du Stalinisme, une réécriture du Lagarde et Michard s'imposerait...mais je suis bête! Plus personne ne lit le "Largarde et Michard"!!!



mercredi 29 décembre 2010

les lumières de décembre...les voeux de 2011...







Le moins que je puisse reconnaître c'est que l'expo Putman vue à Paris a beaucoup influencé ma carte de voeux 2011...la papesse du noir et blanc est imbattable!

Si les visites des expos Mondrian et Arman ne m'ont pas frappé...en revanche décembre aura été une fois encore l'occasion d'arpenter Lyon à l'occasion des incroyables fêtes de la lumière...quand l'évènement et le populaire deviennent acte de création artistique!






















Bref que toutes mes lectrices et tous mes lecteurs trouvent ici l'expression de ma reconnaissance quant à leur fidélité...que 2011 soit une année de paix et de fraternité s'il est encore possible...A toutes et tous santé et bonheur...

dimanche 19 décembre 2010

Au revoir Madame...Jacqueline de Romilly nous a quitté


Il y avait de l'élégance chez cette helléniste...On croyait qu'une sorte d'immortalité l'avait touchée lorsqu'elle était entrée Quai Conti à l'Académie Française.
Jacqueline de Romilly, qui passa sa vie à nous enseigner l'histoire de la Grèce Antique ,mais plus encore les enseignements à en tirer pour notre temps, est partie rencontrer la muse Clio...elles se fréquentaient sans s'être vues depuis si longtemps!

mardi 2 novembre 2010

Pièces détachées.../blogs à la volée...ça fait mal!


-"Le mec de la tombe d'à coté"au théâtre de la Renaissance"...une jolie soirée pour une pièce qui a fait son bout de chemin à Paris. La rencontre entre une bibliothécaire et un agriculteur autour des tombes des leurs...



- "Andromaque" de Racine à la Comédie Française avec Eric Ruff /Pyrrhus, Céline Brune/Andromaque dans une mise en scène de Murielle Mayette
Du classique de chez classique. J'avais aimé une mise en scène par le CDN de Valence il y a quelques années où les rôles étaient tenus par de très jeunes comédiens ce qui donnait à l'argument une justesse puisqu'il s'agit d'émois adolescents. ici l'administratrice du Français donne dans la tradition : une Andromaque déjà dans la maturité...mais cela tient sérieusement la route.
J'avais à mes cotés le nouveau (et efficace mais qui en aurait douté) directeur de la culture, du tourisme et du patrimoine de Mantes la Jolie, didier Guéniat.Titre qui n'a pas manqué de nous faire rire après avoir lu que J-C Wambst qualifiait "d'audacieuse" sa décision de créer un poste de directrice des cultures à Dole...décidément à part JC Wambst, il n'y a plus grand monde pour trouver de l'audace à JC Wambst... pour le reste, il est trop tôt pour porter un jugement sur cette création "si originale"...


- "La Nuit d'Eliott Fall" mise en scène par J Luc Revol ..soirée de première au 20° théâtre en compagnie d'Olivier Peyronnaud...plein d'artistes que j'aime beaucoup mais un argument brouillon et mince qui nuance mon plaisir.


- "Le gai mariage" aux nouveautés...mon boulevard de la saison...sympa...et qui m'attriste sur le bide retentissant de la présentation à Dole" de panique au ministère" qui fait un "carton" dans toute la France! Il faut dire que La Commanderie est devenue un garage à spectacles...allez trouver la moindre politique d'un lieu dans tout cela...Le comble? Malgré l'abondance, les dolois n'ont pas le sentiment qu'il y ait une programmation...Wambst répéterait-il à Dole ce qu'il fit à Dijon? On devrait faire appel à Rebsamen pour nous en débarrasser non?


-" Les femmes savantes" mise en scène Jean Denis Monory au théâtre de l'épée de bois à la Cartoucherie de Vincennes. Alors là, franchement "une expérience inédite"! la pièce de Molière présentée non seulement dans son esthétique originelle baroque (éclairage aux chandelles, fard blanc des comédiens , costumes copies de la première de 1667 , la geste, la déclamation...) mais également la langue et ses prononciations oubliées. Une soirée au delà du "laboratoire" de théâtre! La farce de Molière prend dans cet univers baroque toute sa dimension, se déploie et fait rire!
Le plaisir de cette soirée, dans une cartoucherie recouverte de neige, s'est enrichit de la partager avec Philippe Honoré qui fut un formidable co-directeur de Scènes du Jura. Il savait additionner le projet de territoire et le projet artistique sans jamais s'abandonner à un projet personnel de carrière. Aujourd'hui Philippe a fondé et dirige une belle et grande librairie dans une ville de la proche banlieue...un missionnaire de la culture .


- "Le repas des fauves" au théâtre Michel, mise en scène Julien Sibre.Dans un premier temps, une sorte de grâce...l'ambiance du "dernier métro" de Truffaut, sans doute parce que la pièce se déroule durant un hiver de l'occupation et que le théâtre Michel est une petite salle à l'italienne...un officier nazi impose à une bande d'amis de désigner parmi eux, deux otages...a partir de là, la suite devenait évidente: lutte pour la survie et finalement conclusion en pied de nez...J'ai été un peu déçu par une des rares pièce à succès de la saison parisienne.
Dans mes proches ambitions : Le mariage de Gogol et le Fil à la patte de Feydeau à la Comédie Française; Nono de Guitry à la Madeleine; Phi Phi, l’opérette de Willemetz et Christiné par les Brigands à l'Athénée et Orphée aux enfers d'Offenbach à l'Auditorium de Dijon.

Expositions/musées
- 1500 en France au Grand Palais..prodigieux
- Lenine, staline et la musique à la cité de la Musique...un modèle du genre
- "Charles Garnier , un architecte pour l'Empire" à L'école nationale des beaux arts de Paris
- A l'Orangerie expo "Heinrich Kühn" et redécouverte des nymphéas comme de la collection privée Walter et Guillaume (impressionnante...)
- A Orsay "expo Jean Léon Gérome, l'histoire en spectacle" ..peintre Pompier fin XIX°...un succès inattendu!
A venir : Monnet, Mondrian , Andrée Puttman enfin Versailles et la science.

Ballade hors des frontières :
- La cathédrale de Cologne...depuis le temps...
- Le musée archéologique de Cologne...un modèle à ne pas suivre...

A Lyon
- première visite du musée Gardane, musée historique de la ville de Lyon...30 salles rien que pour l'histoire de la ville. J'ai calé à la 15°! Je reviendrai qu'importe! Si le lieu a été superbement restauré, je trouve la muséographie un brin désuète et bavarde. Quant à la signalétique il doit y avoir un code à déchiffré que je n'ai pas trouvé...
- visite de l'église carolingienne de l'abbaye d'ainay sur la presqu'ile : retour dans le passé médiéval de Lyon...un enchantement.

Un peu de politique...
Plus besoin d'écrire, les autres s'en chargent pour moi. Ce que je soulignais mezzo voce il y a déjà plusieurs mois commence à se rependre . Ici ou là le passé à droite du Maire de Dole refait surface...à gauche...son plan de carrière sous le masque de monsieur Prudhomme se dessine...ses promesses électorales lui sont retournées sans ménagement ...
Sur les promesses électorales non tenues et le caractère :
Sur le passé dijonnais :

Y-a comme qui dirait un grain qui se prépare au PS jurassien...

Croire que je ne lis pas la presse et ne serais pas affligé par les péripéties du groupe de droite du Conseil Régional serait mal me connaître...Françoise Giroud écrivait que l'égalité entre les hommes et les femmes serait atteinte lorsque l'on confierait à une femme incompétente un poste à responsabilité. Je m'hasarde à une variation sur le thème : l'égalité politique entre les hommes et les femmes est atteinte lorsque les femmes sont capables de la même rouerie voire couardise que les hommes. Après tout pourquoi se priver puisque les hommes ont souvent montré le chemin...l'homme n'est ni ange ni bête écrivait Pascal, le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête!

Sur ce bonne nuit!