samedi 11 juillet 2009

de l'intérêt du blog : il est lu...et avec quelles conséquences!!!


















Il y a quelques jours je faisais remarquer la mollesse de la réponse municipale quant aux tags quise propageaient sur les murs de notre ville . D'experience , je sais que si l'on n'intervient pas très rapidement la situation empire. Le vandalisme dont ont été victimes des établissements scolaires dolois relève d'une autre catégorie.

Je me suis donc attaché à publier sur mon blog quelques photos . Bien m'en a pris puisqu'à ce jour la "détagueuse" municipale a fait son office...Serais-je lu au plus au niveau?

On pourra toujours m'objecter qu'un plan de longue date de nettoyage des murs avait été envisagé...mais enfin il y a des coïncidences heureuses pour notre ville...





Aujourd'hui donc la statue de la paix place nationale retient toute mon attention.







Adossée à la collégiale restaurée, elle s'offre pitoyablement au regard . La vérité veut que j'ai en mon temps , alors que j'étais adjoint au maire , fait des remarques qui n'ont été suivi que de réponses partielles . La mise en eau tardive et un débit anémique avaient déja fort éprouvé cette statue républicaine . Les dolois se souviennent du beau vert humide qui gouttelait d'eau . Il s'aggissait là d'une déco typique des XVIII et XIX° siècle.


Cette année elle donne à voir aux touristes un bassin transformé en vide ordure , un faux rocher tout à fait "tchernobylé" , un débit d'eau proche des oueds en saison sèche et des jardinières rendues à mère nature...

Donc...serai-je lu ?
Une interrogation : que devient le dole mag ? Pas de sortie n'y pour soutenir le lancement des ventes de la saison de la commanderie ni pour faire connaître au plus grand nombre le programme de l'été ? J 'espère au moins que le compte administratif de l'année en cours fera apparaître une baisse sensible des frais de communication ou c'est à ne plus rien y comprendre.


mardi 7 juillet 2009

11,3 de moyenne en Histoire Géographie pour mes élèves au Bac général...YES!!!


Fier... je suis fier voilà!
Je revendique depuis des années la culture du résultat plutôt que celle des moyens.

D'accord j'ai plein d'activités,mes cours sont "théâtraux", les digressions courantes, ma relation avec ma montre pittoresque, je parle haut, je parle fort, je parle"cru"mais:
- je suis obsédé par la rhétorique ( un héritage des études à Sc Po)et ai développé par conséquence une formation toute particulière pour faire digérer en douceur les normes implacables de la dissertation ."la dissertation les jeunes, c'est une bombe atomique pour convaincre l'autre...le tout est de la maîtriser comme l'atome" combien de fois ai-je utilisé cette formule...
- j'ai la passion des cartes de géographie et le dessin peut devenir ludique tout autant que pédagogique
- tous mes cours sont informatisés et donc réactualisés dès qu'un article de presse donne un éclairage nouveau
- je dispose d'une hotline afin que mes élèves puissent à tous moments me contacter,m'interroger, se rassurer et recevoir chez eux ou au CDI sur leur boite e-mail perso les cours, les corrigés et les actualisations.

Bref j'aime mon métier d'enseignant .

Les "momes""gniards""tétards""schtroumpfs" ne s'y trompent pas. Depuis 5 ans j'enseigne en terminale L/ES et S...Cette année nous avons "cravaché" dur . Les élèves m'ont fait des cadeaux superbes , des 19 et des 18 au bac d'histoire comme jamais...mention spéciale à une équipe de filles de L...elles m'ont fait grandir celles là!

lundi 6 juillet 2009

Eurockéennes 09 : laurent Garnier enfin...



Une erreur : ne faire que le dimanche...on a beaucoup de mal à se mettre directement dans l'ambiance alors que les autres sont déja très chauds!
Etant d'une nature facile, je m'adapte mais je reconnais avoir eu beaucoup de mal à me mettre dedans. La programmation du dimanche de plus est infiniment moins facile que celle des autres jours.


Qu'importe, les rencontres n'ont pas manquées . Une présence assidue "au bouleau" le bar des "pros", une sorte de "saint des saints" dont l'accès est sévèrement controlé m'a permis d'échanger avec Benji le jeune directeur du moulins de brainans. Celui là avec son sourire, sa bonne humeur et ses compétences il va aller très loin!
Pour le reste, au milieu d'une bonne dizaine de concerts écoutés , aperçus ou entre aperçus je garderai de ses eurocks 09 ma découverte (enfin à 44 ans il était temps) de laurent Garnier. C'est vraiment époustouflant!Je n'imaginais pas la présence des cuivres à ses cotés. J'ai aimé, j'ai même kiffé...Quel regret de ne pas l'avoir cotoyé quand il était à Dijon à l'Enfer.
Pour le reste toujours une organisation d'une redoutable efficacité et pour moi le joyeux compagnonnage d'une tribu hors norme ...

dimanche 28 juin 2009

Je commence à "avoir mal à la ville"









La ville rumine

J'observe une retenue depuis un an vis à vis de la vie politique ( je parle de la "petite" celle des rumeurs , des crocs en jambe et des étoiles filantes ou montantes ) tout autant que de la façon dont évolue la politique municipale de Dole . Quant à la politique culturelle si j'y suis évidemment attentif mais je respecte par trop la légitimité du suffrage pour n'avoir plus jamais parlé avec mes anciens collaborateurs des politiques et des projets qu'ils conduisent. Certains n'y croient pas m'a t'on rapporté . C'est mal me connaître .
Seulement je vois...j'entends...et la ville rumine... pas besoin d'être "big brother" à l'Hotel de Ville...J'ai lu dans la presse un rapide compte rendu du dernier conseil municipal. Les réponses faites sur le déficit de la commanderie sont peu crédibles . Qui va parler une bonne fois pour toute de la communication déficiente ? Quant aux provisions pour risque de 70 000 euros, j'ai en son temps sur ce blog souligné le danger qu'il y avait à ne pas les inscrire...pour mémoire en 2006 , j'avais inscrit 40 000 euros...mais comme nous avons fait alors des bénéfices , la somme a été reversée au budget général de la ville pour conforter son autofinancement...
Il va bientot falloir être comptable . Et qu'on ne vienne pas me parler de politique ni d'idéologie, je ne m'attache qu'à la richesse , l'engagement ou la fausse prétention des hommes . Je travaille avec des femmes et des hommes de tous les camps et j'en connais de formidables partout ...
des vacances pour se cultiver
Je pars en vacances...ma tournée des festivals pour voir et comprendre la création artistique d'aujourd'hui. Les Eurocks pour les musiques amplifiées , Avignon pour le théâtre , Orange et Saint céré pour l'opéra , Aix les bains pour l'opérette , Chalon sur Saône et Aurillac pour le théâtre de rue...l'occasion d'échanger avec les artistes et les créateurs sur leurs attentes vis à vis des collectivités locales . L'année à venir sera riche...je dois intervenir dans des colloques qui ponctuent le 50° anniversaire du ministère de la culture . Que les responsables dolois se rassurent ce n'est pas à Dole que j'interviendrai...le temps n'est pas venu .
mon coup de gueule : les tags qui se multiplient sur les murs de Dole...on peut faire venir tous les opérateurs de tourisme visiter la collégiale...si les murs de la ville..les cabines téléphoniques sont couvertes de tags...l'image est détestable!Pour mémoire il existe une machine à "détaguer" aux services techniques...encore faut il qu'un ordre cohérent arrive jusque là.

samedi 23 mai 2009

en mai fais ce qui te plait : je voyage et je dis ce que je pense...

Pour en finir avec l'audit sur l'intercommunalité culturelle , que la municipalité doloise crée une commission extra municipale ad hoc, illustration de sa politique de concertation.
Disons les choses dès l'abord, la question de l'intercommunalité culturelle aurait quelques pertinences à deux conditions : 1° qu'elle soit initiée par la Ville de Dole parce qu'elle porte les institutions majeures et 2° que christian Parent, adjoint à la culture de Dole pilote le processus afin d'occuper légitimement le poste de Vice président de la culture à l'agglo.
La première question que doivent se poser les élus dolois est de savoir si une intercommunalité culturelle va donner plus d'options aux doloises et aux dolois...pas à toute la population de l'agglo...un point c'est tout, ils sont élus dolois par les dolois avant d'être ceux de l'agglo! On a le droit de répondre non.à cette interrogation...on a le droit de ne répondre que partiellement oui aussi...
Deuxièmement, la "culture" n'étant pas une compétence des agglomérations , il est nécessaire de fixer le contour d'une politique sectorielle de territoire : une politique de la lecture publique ou des enseignements artistiques par exemple. C'est le choix du politique. S'il ne peut le faire seul, éclairé par les acteurs permanents de la culture du territoire et qu'il doive passer par un cabinet pour cela c'est qu'il ne peut conceptualiser ou bien qu'il a besoin pour faire accepter ses choix déjà arrêtés de la couverture des "experts".
Troisièmement , une fois la politique sectorielle ciblée, il conviendrait de choisir parmi les institutions du territoire celle qui serait "chef de file", outil d'une politique et non politique elle même. Qui pourrait imaginer alors que le conservatoire de Dole pour les enseignements artistiques ou la médiathèque de Dole pour la lecture publique ne soient pas ces chefs de file? Qui pourrait alors imaginer que l'élu dolois ne pilote cette intercommunalité?
Quatrièmement :si on garde l'exemple des pratiques amateurs, il n'est pas nécessaire de transférer en bloc toutes les écoles de musique du territoire aux statuts très différents . On peut préférer la réforme à la révolution!
On peut imaginer pendant 4 ans un "chef de file" qui aurait pour mission peu à peu d'amener toutes les écoles de l'agglo sur des méthodes et des projets non pas uniques mais partagés en commun. Quatre ans ne seraient pas de trop pour rapprocher des statuts des personnels qu'il convient de rassurer .
Mais quelles qu'en soient les modalités techniques , encore faudrait-il que les dolois s'y retrouvent.
Que l'on ne me sorte pas l'argument financier puisque tout transfert de charges s'accompagnerait d'une baisse équivalente du reversement de la TP au budget de la commune.

Puisque la municipalité doloise a fait de la concertation et du débat une méthode de gestion communale , je lance l'idée de la création d'une commission extra municipale traitant de ce sujet. Nous verrons alors s'il est possible de passer d'une ambition de quelques uns, dont je ne puis imaginer qu'elle soit bassement politique et féodale à un projet de ville partagé . Parce que amputer la ville de Dole d'une partie de ses institutions et moyens d'agir dans le domaine culturel c'est bien toucher au coeur d'un projet de ville et de vie.

La saison 4 de la Commanderie de Dole : pittoresque et conforme à une municipalité d'Union de la Gauche .
Un bref commentaire: l'idée selon laquelle le populo doit toujours être éduqué au détriment du plaisir et de la distraction est une figure imposée qui date un peu . Elle colle aux années 50/70, époque à laquelle les tenants de l'éducation populaire, issus le plus souvent de l'éducation nationale, élus et/ou conseillers jeunesse et sport pensaient en toute bonne foi que la mission de la culture était avant tout d'éduquer...Le problème c'est qu'ils ne se rendaient pas compte que leur politiques étaient parfois(pas toujours) aussi indigestes que les cours qu'ils dispensaient pour faire à terme detester Molière, Racine et Corneille...c'était Brecht contre Guitry...Un jour françois Truffaut a écrit que Guitry était génial et tous se sont retrouvés mal en point...et quand Arditti, , icône du PS est devenu l'acteur incontournable des reprises du maître du Boulevard, les choses sont devenus inextricables...
La disparition dans la saison de La Commanderie d'une pièce de distraction populaire est
l' illustration qu'il existe bien deux manières d'envisager la diversité culturelle . Le "malade imaginaire" servi par Michel Bouquet (j'ai vu personnellement la pièce cet hiver à Paris : superbe) relève de cet univers de la "culture pédago"(Molière, c'est bien...ça fait classique larousse!) mais plus encore vient en "doublon" avec les mission de "Scènes du Jura". (Quand bien même "Scènes du Jura" n'auraient pas programmé le "malade" avec Bouquet, il y aura dans sa "saison" des spectacles qui relèvent du même genre. Alors pourquoi ne pas avoir utilisé la somme dédiée à l'achat de cette pièce par la ville de Dole à l'accueil d'un grand spectacle populaire à têtes d'affiches ?) . Ma culture théâtrale largement connue , dans tous les azimuts, me protège de celles et ceux qui pourraient voir en moi le tenant du seul théâtre bourgeois dit de digestion!
Quant aux "brèves de comptoir", que personne ne s'ose à décrire cette pièce comme une comédie de boulevard, il s'agit pour moi de l'archétype des spectacles "bobo" . Je m'explique : il faut avoir un sacré mépris du populo pour se moquer, même avec brio, des propos tenus autour d'un comptoir . Faire preuve d'un incroyable recul pour ne pas voir que derrière ce que certains estiment une "vraie culture" sans jamais bien sur la partager au quotidien, il y a souvent la solitude ,la tristesse et la misère culturelle. Solitude et tristesse qu'une saison municipale a pour vocation aussi de rompre! Tout le monde n'est pas "abonné télérama" et le propre d'une politique c'est d'offrir le plus large des choix aux spectateurs pour les amener ensuite à grandir. La question du"non public" c'est d'abord de le faire rentrer dans un lieu de spectacle , l'habituer à pousser la porte d'un théâtre ou d'une salle de concert...le reste suivra si la politique d'action culturelle est à la hauteur...

Mon tour de France des musées :
-Le musée d'art contemporain de Nice : le plaisir de rêver sur le Bleu "klein" qui accompagne ma vie et de mesurer combien les achats menés à Dole par François Cheval puis par Anne Dary font du musée de Dole un établissement susceptible de faire écho aux plus grandes institutions en région.
- L'expo "récamier" au musée saint Pierre de Lyon : une fois encore dans ce musée, une superbe exposition dans une muséographie très "propre". La figure croisée aux détours des leçons sur Chateaubriand pendant les années de Lycée, prend une nouvelle dimension .

Toujours le théâtre : "marcel (Pagnol) et jules" (Raimu) aux arts Hebertot à Paris
J'appelle cela depuis longtemps des "prouprouteries de théâtre" mais j'adore ça!!!Les mots d'auteurs et d'acteurs qui s'enchainent et içi plus spécialement ces joutes épistolaires qui ouvrent les coulissent des oeuvres de Pagnol dans des échanges savoureux.
Galabru lisant Raimu est ENORME. Caubère tout en delicatesse semble le roseau fragile mais qui ne rompt jamais , non sans cette élégance du style des instituteurs de la III°République...Une très belle soirée de théâtre tout en nostalgie .

jeudi 23 avril 2009

Bourges 09 : un Menetou-Salon patron!









L'édition 09 du Printemps de Bourges s'est ouverte sous le soleil...ca change de l'an dernier...l'équipe de choc originelle se reconstitue peu à peu même si "un seul être vous manque et tout est dépeuplé". Un ami nous fait défaut involontairement .
Nous avons pris nos quartiers une fois de plus dans un lieu magique , à deux pas du "Phénix"...Cécile et Philip nous accueillent dans la maison du bonheur. Notre équipe de quadra est associée à une joyeuse bande d'étudiants de Rouen .Très vite une question s'impose : Menetou rouge ou Quincy blanc ? Pour moi les choses sont simples ce sera Menetou rouge : fruité, souple mais ample en bouche...
A l'actif du festival, une organisation irréprochable et des outils de communication efficaces.
A l'occasion de l'édition 2009 ; nous avons vu et/ou entendu (le distinguo n'est pas neutre) :
- Piers Faccini (entrevue)
- Ben Harper...une tête d'affiche qui personnellement ne m'a pas enthousiasmé.
- Generic, la découverte Franc Comtoise du printemps de Bourges 09
- Boogers, la découverte de la région Centre
- The von Bondies
- Lucy and the popsonics
- Bénabar , le succès du mercredi soir...formidable bête de scène précédé de zaza Fournier
- Vidableu (Haute normandie recommandé chaudement par notre trio d'étudiants de Rouen)
J'ai fait une incursion dans le métal..une incursion furtive il faut bien le dire :
- Ultra Vomit et Dagoba...je n'en dirai pas plus...au palais D'auron...j'avais des vêtements trop clairs et printaniers pour être dans le ton (sombre...)
Nous avons replongé dans le plus "audible " à nos oreilles de quarantenaires éclairés :
-arthur H (moi pas aimé du tout...mais bon...)


-Anaïs
-Ayo
-Amadou et Mariam (très bon jeu de scène mais franchement s'il n'y avait pas le coté musique du monde tellement à l'honneur dans certaines municipalités auraient ils le même succès? je m'interroge)


Ma découverte à moi? Mon coup de coeur? Une suédoise au look de maryline et à la tenue sombre et excentrique de Dufresne...une voix à la Broadway sur des thèmes rocks solides : frida Hyvönen entendue dans le somptueux aditorium de l'Ecole de Musique de Bourges.


Et on s'est terminé avec Pulpalicious de l'électro venu de Bourgogne au ""22 Ouest"...un ancien élève m'avait dit que je ne devais pas louper ça...j'ai tenu bon...et pourtant pour ceux qui "ont faitBourges" ils savent que tenir jusqu'à 2h30 du mat après 2 jours de festivités, c'est dur...En plus il fallait aussi honorer notre place au Magic Miror : Le lieu des "pro" noctambules...et toujours le Menetou-Salon associé à quelques boissons houblonnées!
-Bref content! Content d'avoir croisé des connaissances... des ami(e)s...la souriante présidente de la FNCC Karine(avec une extinction de voix) et la non moins charmante Sylvie Robert vice présidente de la région Bretagne et de Rennes Métropole. Une fois encore le plaisir de croiser catherine Giffard, directrice du CNV toujours attentive aux projets que je peux porter avec la FNCC . Ici le chargé des projets de l'EPCC du théâtre de Bourg autour d'une grillade chez nos amis Philip et Cécile ou bien là bas Serge Hureau du centre national du patrimoine de la chanson française lors d'un pot de l'Adami...Comment ne pas mentionner ces deux verres de Menetou partagé avec le conseiller culture (PS) de la région centre et "bill" le directeur de la SMAC d'Orléans ?
Bourges , c'est aussi un ensemble remarquable de documents de com, des docs simples mais accessibles à tous dans la ville et sur le festival...il est des exemples à suivre parfois.
Une tendresse particulière pour le "paplard" , un journal édité dans la nuit, distribué à travers la ville tous les matins pour le café. On y a appris (non sans humour dans la rédaction) que "la vapeur" que Didier Guéniat a longtemps dirigée avec brio cherchait des subventions...











Voilà le compte rendu...il y aurait à dire...enfin avoir pris le temps d'aller visiter le musée Lallemand...la maison de jacques Coeur...Vous savez quoi , Osez le Berry !!!

samedi 18 avril 2009

Dole, la promesse de l'aube...


Un article récemment paru dans la presse locale rendait l'état de mon esprit au regard de la vie politique locale dont j'ai été longtemps un acteur . Je laisse à celles et ceux qui sont en place dans la majorité le soin "de faire le job" comme disent les américains et je fais confiance à la minorité municipale pour contrôler ce qui doit l'être et nourrir le débat démocratique au sein de l'assemblée communale.

Le journaliste non sans malice me demandait ce qui avait motivé mon retrait alors même qu'en avril 2008 , il y a déjà un an le titre de mon blog "Dole-la promesse de l'aube" semblait annoncer un esprit de combat.

J'avais écrit que la promesse de l'aube était un rendez vous marqué sur un calendrier...je n'ai pas changé de position . Je tourne et je retourne cette phrase d'alexandre Dumas au début de son "vingt ans après " en me rasant tous les matins... : " D'Artagnan n'avait pas manqué à son destin, mais son destin avait manqué à D'artagnan..."

Pour l'instant, encore quelques saisons , il est urgent de donner du temps au temps...mon temps libre si précieux qui pourrait peser lourd dans la balance.

Mes soirées sont aussi belles que mes jours...










Je ne me contente pas d'écumer les salles parisiennes . Je vais dès que je le peux à La Commanderie de Dole, ne serait-ce parce que j'ai avec ce lieu un lien tout particulier . Je dois d'ailleurs écrire que les marques de sympathie qui me sont délivrées par beaucoup de doloises et de dolois lorsqu'ils me croisent dans cette belle salle , me font dire qu'il devait y avoir du bon , du proche et du populaire dans le meilleur sens du terme dans ce que nous faisions . Bref le sujet n'est pas là .
- Patricia Kass à la Commanderie(10 avril)
Un superbe spectacle de Music hall comme on disait autrefois. Il y a chez Patricia Kass à la fois de la Miss et de La Dietrich . Ceux qui comme moi ont un peu le coeur à l'Est, sur l'autre rive du Rhin et qui cultivent les nuits de Berlinoises ont trouvé ce qu'ils cherchaient "Wilkommen, bienvenue,welcome ; im cabaret, au cabaret to cabaret..."
- La Nuit du rire (17 avril) . Un beau succès pour hamid , dont je m'honore d'être un ami, qui a le courage de faire dignement le métier d'organisateur privé de spectacles. Nous avions combattu ensemble la bétise de tous les conservateurs , porteurs de trouille malsaine qui s'offusquaient de la venue du groupe 113 à Dole .
Il a réuni ce vendredi sur un même plateau la madeleine Proust, Lucienne des vamps, Christophe Alévêque et un jeune dolois Romain Lalire. franchement ne boudons pas notre plaisir. Je me suis payé parfois une tranche de franche rigolade .
J'etais ému de pouvoir saluer un jeune acteur dolois comme Romain Lalire...il a choisi un chemin semé d'embûches mais quelle poésie... Stephanie Chatelain dans la presse de ce jour lui fait un bel hommage"mélange de Majax et de mime Marceau"...je rajouterais et un peu de Charlot...

Il est à noter que ces deux spectacles sont des soirées portées par le seul secteur privé et c'est bien. C'était le plan que nous avions imaginé qui consistait dans un premier temps à faire des saisons d'appels sur fonds publics (et à les réussir) afin de susciter la venue de producteurs privés. Il faut dire que désormais il n'y pas le choix puisque j'ai pu lire dans le budget primitif 2009 que la ligne 67441(subventions aux spic)croisée avec la sous fonction 314 (cinémas et autres salles de spectacles)avait disparu. C'est un principe de gestion comme un autre. Disons qu'il s'agissait surtout d'une mesure "préventive".Si un ou deux spectacles avaient été déficitaires, cette somme avait pour vocation d'amortir la "note". J'avais retiré cette somme du budget global des affaires culturelles (ligne 6574) Ce n'est sans doute plus une nécessité aujourd'hui. Que sais je moi?Sinon c'est le budget général de la ville qui jouera à la banque...la vérité veut de dire que cela aurait été aussi le cas précédemment...mais il y avait un matelas pour les atterrissages périlleux

- Pink Flyod symphonie (le 4 avril) . Voilà une création jurassienne qui ne démérite pas. Un retour sur l'univers musical des Pink Flyod revisité par un ensemble orchestral symphonique, un groupe de rock et des choeurs.





Je pourrais revenir sur des moments superbes, je pense notamment à Goran Bregovic en janvier. Des regrets, j'en ai de nombreux : ne pas avoir vu "Coppelia" par les ballets du Rhin ou "La La La" mis en scène par Benjamin Lazar.





L'ordinaire de Vinaver à la Comédie Française


Bon, écrire que je n'ai rien vu à Paris cette semaine serait mentir . Je suis allé la Comédie Française"..."au français" comme on dit, pour assister à la représentation d'une pièce de Vinaver qui vient de rentrer au répertoire. J'ai déjà vu des oeuvres de cet auteur particulier puisqu'il fut également directeur de chez Gillette! Je me souviens notamment des "huissiers" au théâtre national de la Colline.
Bref, l'aventure des survivants d'un avion écrasé dans les Andes...améliorée par le fait qu'ils constituent l'Etat major d'une multinationale. Un peu long à mon goût mais toujours la magie du lieu et cette incroyable diction qui fait la réputation de ""la maison de Molière".