jeudi 8 janvier 2009

La communication de la ville de Dole change


Le changement se traduit souvent désormais en terme d'outils de communication . C'est ainsi. La Ville de Dole et sa municipalité (on va abandonner le terme nouveau après 9 mois...cette fois çi on est dans le dur , dans le sérieux, dans la gestion du quotidien) se donne et donne une nouvelle teinte aux supports de communication de la ville de Dole .
J'aime beaucoup : 2009 , Dole, ville collégiale . C'est un vrai slogan qui joue habilement sur le 500° anniversaire du bâtiment emblématique de la ville (sans pour autant mettre en péril les équilibres de la loi de 1905) et sur le projet "collégial" ( je ne porte ici aucun jugement de valeur sur le projet politique de la municipalité, sa pertinence et sa mise oeuvre mais juste sur le slogan de com) de la municipalité conduite par Jean-Claude Wambst. En tout cas bravo pour cette idée qui de plus va pouvoir se décliner non seulement tout au long de l'année mais également s'appliquer à des domaines très divers. Bref un beau chapeau de com pour l'année 2009. Politiquement très fin...cela ne m'échappe pas.
J'aime bien : Dole du Jura . C'est simple et efficace . Cela me fait sourire parce que je me souviens des débats pas si vieux que cela , il y a 24 mois alors qu'il s'agissait de trouver un "nom" pour la communauté d'agglo à venir...pour chapeauter l'office du tourisme...bref en est sorti "pays de Dole" . Gilbert Barbier avait malicieusement fait remarquer que le plus parlant restait ce que l'on utilisait il y a plus de 60 ans dans le Michelin "Dole du Jura" parce que c'était le seul moyen de permettre aux "extérieurs" de localiser Dole par référence au massif du jura . Comme quoi les ruptures ne sont pas là où l'on croit.
J'aime moins le nouveau logo de la ville : très "patrimonial" finalement ( la collégiale, le pont Louis XVI , le soleil du blason) pour des élus qui contestaient souvent notre "coeur de pierre au détriment du coeur de chair". Pas forcement de dynamisme dans tout cela .Finalement c'est l'acceptation par tous de la place du patrimoine sur cette cité . Je me réjouis de voir l'actuelle municipalité nous rejoindre sur ce point.
Définitivement je pense que ne pas associer Pasteur(ce que nous n'avions pas fait non plus il y a 20 ans)c'est passer à coté du seul vrai vecteur de reconnaissance internationale pour notre ville.
Bref tout cela n'est pas très important, logo, slogan ,"base ligne" ne prennent de valeur que par ce que les hommes savent en faire.
ps : et bravo pour la joli photo "du progrès" l'ombre portée" pas mal du tout , voilà pour l'emprunt à la presse quotidienne régionale de ce jour.

vendredi 2 janvier 2009

Roots : Mouzon dans les Ardennes


Les viscissitudes des amitiés de "la Table Ronde Internationale" m'ont conduit en Belgique plutôt qu'au coeur de l'Italie pour ce Nouvel an. Qu'importe ce que nous avons perdu en soleil nous l'avons gagné en sourires.
L'occasion était trop belle pour moi de me rendre sur les terres historiques toutes proches de ma famille : Mouzon dans les ardennes françaises .
Les "Lefèvre" viennent de là. Une jolie bourgade (pas trop chahutée par les malheurs de l'histoire) avec une magnifique église abbatiale des XII et XIII siècles. Je n'y étais jamais venu. En d'autres temps j'avais remonté la généalogie familiale jusqu'au XVII° siècle. Tous des "françois"!C'était semble-t-il le seul moyen pour reconnaître les différentes familles "Lefèvre" dans ce coin des ardennes.Le dernier à être né là-bas était mon trisaïeul Julien, en 1864. Un personnage semble-t-il : fondateur de la ligue des droits de l'homme sur place, amateur d'histoire au point de perturber les guides du chateau de Sedan après la Première Guerre Mondiale , Franc-maçon anticlerical (une coupure de presse le montre fort âgé entrain de bastonner un prêtre...), porteur autour de son cou en permanence d'un pendantif à l'effigie de Robespierre...je me suis rendu sur sa tombe à Balan...une tombe maçonnique comme j'en connais peu...

jeudi 25 décembre 2008

"en ce temps là j'avais 20 ans..." retour à Strasbourg

Sc. Po : Litteris et Patriae...1983/1986
Dimanche dernier je suis revenu sur "les lieux du crime" à savoir Strasbourg où j'ai fait une partie de mes études supérieures en fréquentant les bancs de l'Institut d'Etudes Politiques de Strasbourg entre 1983 et 1986.
Il y a d'abord le batiment...imposant...Kolossal! Construit sous Bismarck, le palais universitaire était le symbole de la culture germanique dans cette région frontalière. Que j'ai aimé étudier dans ce "palais" . Combien nous sentions son histoire, son prestige nous dépasser . Ce sont les plaques portant les noms de nos ainés emportés par les Nazis qui nous accueillaient le matin .
A bien y réfléchir, ma passion de la Mitteleuropa est née là bas. Ce "litteris et Patriae" au fronton du "Palais U" est une belle synthèse de ce qui m'anime. Quant à Goethe, je ne peux oublier ce professeur de techniques budgétaires , directeur de la caisse d'épargne d'Alsace-Lorraine qui nous récitait des poèmes du grand écrivain allemand tout en nous initiant aux secrets des montages du budget de la nation.
Bref, j'ai adoré ces années d'études à Strasbourg. J'étais passionné d'histoire et de politique (je le suis toujours) j'étais dans mon élément . Les longues heures à travailler sur mon droit administratif m'ont été d'un précieux secours quand il fallu s'imposer dans la structure municipale du haut de mes 23 ans.
J'ai quitté Strasbourg muni de mon diplôme de l'IEP, option service public. C'est la seconde fois que je reviens sur les marches du palais U depuis 1986 . La dernière fois il y a presque 10 ans j'avais cherché des fantômes...aujourd'hui mon passé est un actif et je ne crois plus aux fantômes .


La Rue de Zurich , L'AFGES : mes années "carabins"

La vie estudiantine à Strasbourg a toujours été haute en couleurs alors même que dans le reste de La France (celle de l'intérieure pour les alsaciens) les traditions s'étaient perdues dans ces années 80 marquées par la domination des "tristes soixantehuitards" .
Dès mon arrivée avec quelques camarades nous avons été pris en mains par quelques anciens qui avaient deviné chez nous un fort potentiel de carabins...L'intronisation dans ce monde parrallèle où les chansons de corps de garde( je suis imbattable) le disputaient au port de la "falluche" a eu lieu "rue de Zurich". Une sorte de QG des étudiants de Sc Po. Strasbourg! Le batiment de briques roses était occupé sur deux étages par une tribu mouvante de "Sc Po". Mais l'intérêt était ailleurs . Jouxtant l'immeuble, ce qui est aujourd'hui un coquet hotel"des trois roses" était alors un hotel de passe où de nombreuses filles oeuvraient nuit et jour.
Il suffit de voir la proximité des deux batiments pour imaginer que nous passions beaucoup de temps aux fenêtres...ce que les filles savaient fort bien...tout le monde en jouait avec bonne humeur! En octobre nous collions les nouveaux premières années contre les vitres des fenêtres de "la rue de Zurich" afin de parfaire une certaine éducation!
La vie étudiante strasbourgeoise était encore dans les années 80 organisée par l'AFGES (association fédérative générale des étudiants de Strasbourg) qui relevait des lois du Reich Bismarckien de 1872 . L'AFGES était administrée par un CA composé exclusivement de représentants des corporations et des bureaux des élèves des différentes facultés ou grandes écoles.Nulle place pour la politique ni pour les syndicats étudiants là dedans. Elle gérait les chambres d'étudiants , les restaurants universitaires , une boite de nuit etc etc...une autogestion géniale . Qui n'a pas connu l'élection des membres du bureau de l'AFGES n'a rien vu...plongé(e) nu(e) dans une baignoire remplie de bière aux vues de toutes et tous derrière les grandes fenêtres de "la gallia"(cf photo)!!!
J'ai siégé dans ce CA comme secretaire général du BDE de Sc Po. C'est là que j'ai fait ma culture de chansons paillardes! Le mardi midi lors du Ca , il y en avait toujours un pour lancer "quart d'heure culturel"! Et là le "de profundis" le disputait à la célèbre "petite huguette" ou au "père dupanlou"...En me promenant auprès du batiment de "la gallia"dimanche dernier, j'avais des souvenirs plein la tête , des visages adolescents dans les yeux , bob et son blouson de cuir précieux, hugues ventant avec humour les burlingtons, assia se lançant dans le concours de la "pelle" la plus longue devant nos professeurs étonnés , francis qui déja pour tous était "choup" , Luc avide de toutes les fonctions présidentielles .
J'ai entonné un refrain gaillard en quittant "la gallia" dimanche "de Nantes à Montaigu"...c'est comme la bicyclette cela ne s'oublie pas.

lundi 22 décembre 2008

Bravo Bilel : combats de boxe à La Commanderie à Dole




Bilel Latreche est un volontaire . Il a voulu, organisé et porté souvent seul l'organisation d'une soirée de boxe à Dole à La Commanderie . Souvent il a du affronter des vents contraires . Le moins que l'on puisse dire c'est que le "ring dolois" n'a pas été toujours à ses cotés . Dommage pour ce club qui aurait pu partager le succès d'une soirée où plus de 450 amateurs se sont retrouvés dans une Commanderie métamorphosée . Une fois encore, le pari de Gilbert Barbier , l'imagination de brigitte Métra, l'architecte du lieu et le savoir faire des équipes techniques autour de Didier et de bebert ont prouvé que nous avions eu raison. La Commanderie est vraiment polyvalente.
L'adjointe aux sports a été invitée par deux fois à remettre une coupe, elle était absente ; Monsieur le Maire était là.
Bilel c'est un sourire , une classe et une vraie grandeur d'âme . Bilel c'est un bosseur fou.
Vendredi Bilel Latreche est devenu un champion devant les siens mais surtout devant les dolois;
Bravo Bilel!
je suis fier que tu me comptes parmi les hommes en lesquels tu as donné ta confiance.

vendredi 19 décembre 2008

salut les filles...

Je ne parle quasiment jamais sur mes blogs de mon vrai métier . Celui d'enseignant et dieu sait que je l'aime. Cela relève d'une sphère que j'entends protéger .
Mais aujourd'hui je ne résiste pas à faire découvrir une de mes classes enfolie...dernier jour avant les vacances de Noël , les filles de la seconde "BS" étaient déchainées.
Une classe où il fait bon travailler...je n'en dirai pas plus parce que sinon je vais les faire rougir.
Donc salut les filles et bravo pour votre bonne humeur .

le piéton de Paris

"Piéton de Paris" c'est un ouvrage de référence pour les amoureux de la capitale rédigé par Léon Paul Fargue en 1939. Parfois solitaire, parfois accompagné , je me sens un peu ce piéton de Paris aujourd'hui.
La culture supporte-elle l'événementiel?
C'est capté par ce sujet dont je souhaite faire une séquence de formation lourde pour les stagiaires de la FNCC, que je me suis rendu à la "business class" de l'Ecole de Commerce de Dijon...qui se tient à Paris.
Autour de Bernard Faivre D'arcier, ancien directeur du festival d'Avignon , ancien directeur du théâtre au ministère et aujourd'hui président de la biennale de la danse de Lyon ,une table ronde a permis de dégager des enseignements forts utiles.
La question est de savoir si l'événementiel sert ou non la culture et sa diffusion.?J'en retiendrais pour ma part que l'événementiel est un excellent moyen pour aller chercher des "non publics" pour autant que l'on donne du sens à l'événement dans le cadre d'une politique cohérente .
La pertinence de l'événement doit se jauger au passage "d'un coup ephémère" à une action dans la durée...bref 60 ans après Vilar qui pourrait qualifier le festival d'Avignon du seul qualificatif d'événementiel ?
Ce soir là les rencontres ont été fort riches. Il faut saluer le succès des formations "culture" de l'ESC de Dijon, qui comme me le rappelait JC Wambst qui en fut longtemps responsable ,amènent 70% des jeunes à un emploi très rapidement.
Les pastels du Musée d'Orsay : le mystère et l'éclat
Je souhaitais découvrir cette exposition au plus vite. j'ai toujours eu un faible pour l'art du pastel. Pourquoi? Je n'en sais trop rien sinon peut-être l'éclairage particulier que nous avait donné Monsieur Dubur notre professeur de lettres au Lycée lorsque nous avions étudié "Mandoline" de Verlaine :
Les donneurs de sérénades
et les belles écouteuses
échangent des propos fades
sous les ramures chanteuses...
...tourbillonnent dans l'extase
d'une lune rose et grise,
et la mandoline jase
parmi les frissons de brise ;
Il nous avait entrainé dans la découverte de Watteau et Boucher afin de mieux appréhender les influences qui avaient marqué Verlaine.
Bref le musée d'Orsay a sorti ses plus beaux pastels...Degas, Odilon Redon,Jozsef Rippi-Ronai...etc...etc.Une exposition à ne pas manquer et en profiter pour aller voir l'expo-dossier "Picasso-Manet".

jeudi 11 décembre 2008

Tout m'est bonheur...


"Tout m'est bonheur" c'est ce que j'écrivais il y a un an dans mon blog d'élu local , reprenant en cela le titre d'un ouvrage ancien de la Comtesse de Paris. Tout m'était bonheur dans mon mandat d'adjoint à la culture . Ce que je sais aujourd'hui c'est que tout m'est bonheur tout simplement avec ou sans mandat . J'aime la vie , je la traverse sans rien laisser de côté . Le sourire me tient lieu de passeport . Une lumière dans les yeux me réjouit . Bref j'aime ma vie.
En vrac ces derniers jours :
- une formation mercredi assurée devant des élus locaux sur la préparation du budget des affaires culturelles d'une ville . Connaître les petites astuces...les articles "fourre tout"...se préparer à défendre ses orientations...
- la lecture de "sur le zinc" où se conjuguent des pages de Prévert , de Mondiano , de Léon-Paul Fargue, Blondin, Zola ,Mc Neil ,Dabit etc etc . Ce petit livre enrichit ma déambulation personnelle à travers les "rades" de la capitale . De la haut ,mes grands pères doivent avoir un petit sourire eux qui "jaspinaient en argomuche...tapaient la brême sur le tapis...et épongeaient un vittel communiste sur le zinc".
- Le Diable Rouge au théâtre Montparnasse avec Claude Rich et Geneviève Casile. Sans doute un des succès parisiens de la saison . Il faut dire que le tetxte , le décor et la distribution ne souffrent aucune critique . Mazarin à la veille de sa mort termine l'éducation du jeune Louis XIV sous les yeux de la reine mère anne D'autriche etdu jeune Colbert qui attend son heure.
La pièce est drôle, pleine d'esprit . Claude Rich est vraiment éblouissant .
J'ai passé une excellente soirée . J'imaginais cette jolie pièce dans notre théâtre à Dole...